Le Cercle Aux FéesLe Cercle Aux Fées

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mardi 18 avril 2006

Journée pluvieuse...

Une petite fée dans l'espace... Rien de formidablement interressant en soi mais bon... Seulement un petit signe pour témoigner de l'attachement que j'ai au fantastique en général ;). Suivi du jeu de rôle, des films et les livres...



LXXV - Spleen


Pluviôse, irrité contre la ville entière,
De son urne à grands flots verse un froid ténébreux
Aux pâles habitants du voisin cimetière
Et la mortalité sur les faubourgs brumeux.


Mon chat sur le carreau cherchant une litière
Agite sans repos son corps maigre et galeux;
L'âme d'un vieux poète erre dans la gouttière
Avec la triste voix d'un fantôme frileux.


Le bourdon se lamente, et la bûche enfumée
Accompagne en fausset la pendule enrhumée
Cependant qu'en un jeu plein de sales parfums,


Héritage fatal d'une vieille hydropique,
Le beau valet de coeur et la dame de pique
Causent sinistrement de leurs amours défunts.


Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire

dimanche 16 avril 2006

Problème de Physique



L'Unique ?

Dans sa tour maléfique, le traître Saroumane tourne dans ses doigts fins et décharnés l'anneau aux reflets multicolores que ses fidèles lieutenants orcs viennent de lui rapporter. Son ancien propriétaire, un elfe, semblait se rendre en toute hâte à Minas Tirith. Que comptait-il y faire ? Qui lui a donné cet anneau qu'il a défendu avec la rage dont seuls sont capables les immortels, passant par le fil de sa longue épée plus d'une trentaine de ses meilleures créatures ? Saroumane le sage décide de faire quelques petites expériences dans son laboratoire. Il pèse tout d'abord l'anneau et il lui faut cinq doigts d'orc pour que le fléau de sa balance s'immobilise verticalement, ce qui correspond selon ses calculs à une masse m = 50,00 g. Il sort de son placard poussiéreux une fiole contenant de l'extrait de bave de troll (plus connu aujourd'hui sous le nom d'acide chlorhydrique concentré) et y plonge l'anneau en question. Un dégagement gazeux a lieu et le mage recueille V = 2,24 L d'un gaz inodore et explosif.


a. Expliquer qualitativement la réaction ayant eu lieu. Quels métaux peuvent être concernés par cette réaction ?
b. Par une expérience complémentaire, Saroumane identifie le métal en question : du zinc ! Déterminer la quantité de matière de zinc présent dans l'anneau et le pourcentage massique qu'il représente. Quelle est la masse m' restante de l'anneau après cette expérience ? Saroumane sort du même placard une fiole dorée étiquetée : larmes d'elfes (plus connu aujourd'hui sous le nom de chlorure d'or III) Il plonge le reste de l'anneau dans un excès de cette solution et observe la coloration en bleu de la solution. L'expérience terminée, l'anneau ne pèse plus que trois doigts d'orcs, soit m'' = 24,41 g
c. Donner la formule chimique des larmes d'elfes. Ecrire les demi équations électroniques des réactions ayant eu lieu. Préciser dans quel sens elles ont eu lieu, leurs noms et écrire l'équation-bilan globale.
d. Déterminer la quantité de matière de cuivre présent dans l'anneau et le pourcentage massique qu'il représente.
e. Si les larmes d'elfes étaient à la concentration de c = 1 mol.L-1, quel volume minimal Vmin devait faire la solution pour dissoudre totalement le cuivre de l'anneau ?
f. Quel masse d'or a-t-il récupéré ?
g. Que peut en conclure sur la nature de la masse restante de l'anneau ? S'il n'est pas l'Unique, que peut-il être d'autre ? (réponse en forme de poème possible)


Données : Vm = 22,4 L.mol-1 ; MZn = 65,4 g.mol-1 ; MAu = 197,0 g.mol-1 ; MCu = 63,5 g.mol-1 ; Saroumane : neutre chaotique magicien, treizième niveau.

La Rue - Miran

Au début, il n'y avait rien... Puis il y a eu la Rue I :


Puis la Rue II :




Et encore la Rue III, mais je n'ai pas d'affiche à présenter...

Mais vous allez me dire, je le sais, je vous attendais de toute manière, qu'est-ce c'est que ça? Elle délire encore la pauvre fille.. Mais non, je ne délire pas, ou presque pas, enfin, pas en ce moment... Si je fais ce petit article, c'est pour parler d'un spectacle qui m'a énormément plu pour sa diversité, sa vivacité et même ses référence... De quoi ça parle? De la Rue bien évidement!! Mais à part ça... La Rue, pour dire ça rapidement, c'est un spectacle/comédie musicale de 3 fois 1h30, une trentaine de figurants (acteurs, chanteurs, danseurs), quelques musiciens et un metteur en scène : Miran. Peut être , si vous êtes de la région (Nice et par là), avez vous déjà entendu parler de ses spectacles :


La Butte , Boby Lapointe, Bourvil, Brel, Ferré... etc.

Mais revenons à notre sujet : La Rue ... Un petite présentation : 31 décembre 2000, le vieux siècle attent le nouveau (enfin la nouvelle) qui arrive avec quelques 3 heures d'avances sur le rendez vous... Ils ont 3 heures à tuer, mais comment ? En se remémorant les souvenirs du siècle bien entendu. La nouvelle a appris dans les livres, mais le vieux, il était là, lui et il peut témoigner, rajouter anecdotes sur anecdotes... Et c'est dans ce contexte que le public, bienheureux, voit défiler tableau sur tableau, chanson après chanson, du rire aux larmes, les évènements de notre siècle, revus et corrigés par Miran.

Un pur moment de bonheur, pour les yeux, l'esprit, et les oreilles et j'en passe. Seul hic, seule le 3e volet de la série est encore joué... Mais le souvenir restera longtemps vivace.

samedi 15 avril 2006

La Vie de Liszt est un roman



" Il donnait ses leçons pour vivre et parfois, lorsque ses doigts ne supportaient plus les efforts violents et cruels, il lisait pour se reposer. Tout, à tort et à travers. De nouveau il avait cessé de fréquenter la société, il rencontrait à peine ses amis. Balzac lui aussi était très occupé. Victor Hugo travaillait à un grand roman qui avait pour cadre l'église Notre-Dame. Berlioz n'était pas à Paris, Musset courait constamment le jupon. Et lui, il restait assis pendant des heures interminables au piano et luttait avec lui comme avec un démon. Ce fut un combat effroyable."

" L'itinéraire du jeune Liszt est ici restitué par un biographe attentif et complice qui, de Doborjan (Autriche) où naquit le virtuose en 1811, à Vienne où il fit ses classes, en passant par l'Allemagne et Paris où il vint parfaire son éducation musicale et devint le familier du cercle romantique, le suit pour l'accompagner ensuite, compositeur au faîte de sa gloire, à Weimar, Dresde, Budapest, Rome ou Leipzig puis à Bayreuth où il mourut en 1886."





Encore en cours de lecture ce jour, je suis encore fascinée autant par l'écriture de cette biographie hors du commun que par les lieux, les individus, et les évènements qu'à cotoyé Liszt. Plus sur le mode du roman que sur celui de la biographie pur, Zsolt Harsanyi nous emmène sur les routes qu'a pris ce compositeur de génie en nous retranscrivant ses émotions avec une plume incroyable. Je suis completement entrainée par ces noeuds d'évènements qui lient les différents, mais non moins célèbres, personnages du roman... On cotoie Hugo, Mendelhsonn, Berlioz, Hiller, Chopin et d'autres géants de ce siècle à travers les yeux de cet amoureux de l'absolu et de la perfection tout en parcourant une Europe du 19e en pleine mutation, de l'Espagne jusqu'en Russie.
Pour les interressés de musique classique, de l'époque romantique, des moeurs du siècle des révolutions industrielles ou de Liszt tout simplement, ce livre est, du haut de ses 700 pages, un excellent moment à travers le plaisir de l'écriture...

Rencontre

Les lettres qui vont suivrent sont l'objet d'un échange épistollaire avec un ami auquel j'espère encore pouvoir répondre même si ces derniers temps, j'avoue qu'outre le temps que je n'ai pas, c'est d'inspiration que je manque...

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lundi 10 avril 2006

Lundi 10 Avril 2006

De nouveaux membres nous rejoignent ! Arakis, Sonia, Gwennaelle, et Kellya!! Des Mpsis gentils (enfin pas trop et pas tout le temps et ça dépend qui), bien élevés, travailleurs (depuis peu pour certains) et sauvages (barrer la ou les mention(s) inutile(s))....



Sinon, que dire ? ah oui, l'adresse du site des MP 2005 : http://mp2005.ifrance.com
Allez les voir, ils sont mis un paquet de citations en ligne et parlent de leur jeux ( un peu crétinous ) qu'ils nous ont gracieusement offert et dont on n'arrive plus à se débarrasser... bonjour l'ambiance au CIV !! Ceci dit, j'espère ouvrir une section d'ici peu où on pourra afficher nos meilleurs scores à nous aussi :).



Bonne soirée!

Laé et Arakis

dimanche 9 avril 2006

Bienvenue !!

"Les gens qui ne rient jamais ne sont pas des gens sérieux."
Frédéric Chopin.


Sur cette citation, je vous propose d'entrer sur ce petit blog que je viens de mettre en ligne pour parler de tout et de rien ma foi ?. Pas de gros textes lourds qui racontent la vie lamentable de certains utilisateurs du net, mais pas non plus de lecture sur-scientifique ou de critique pseudo intellos de gauche en mal de révolution... Seulement un petit blog (de province?) pour m'amuser à raconter ce que j'ai envie et échanger quelques remarques avec les gens que j'aime...
Sur ce, bonne visite, le reste suivra!

Laérale







Au lecteur

La sottise, l'erreur, le péche, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur vermine.


Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches;
Nous nous faisons payer grassement nos aveux,
Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,
Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.


Sur l'oreiller du mal c'est Satan Trismégiste
Qui berce longuement notre esprit enchanté,
Et le riche métal de notre volonté
Est tout vaporisé par ce savant chimiste.


C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent.
Aux objets répugnants nous trouvons des appas;
Chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas,
Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.


Ainsi qu'un débauché pauvre qui baise et mange
Le sein martyrisé d'une antique catin,
Nous volons au passage un plaisir clandestin
Que nous pressons bien fort comme une vieille orange.


Serré, fourmillant comme un million d'helminthes,
Dans nos cerveaux ribote un peuple de démons,
Et quand nous respirons, la Mort dans nos poumons
Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.


Si le viol, le poison, le poignard, l'incendie,
N'ont pas encore brodé de leurs plaisants dessins
Le canevas banal de nos piteux destins,
C'est que notre âme, hélas! n'est pas assez hardie.


Mais parmi les chacals, les panthères, les lices,
Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents,
Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants,
Dans la ménagerie infâme de nos vices,


Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde!
Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes, ni grands cris,
Il ferait volontiers de la terre un débris
Et dans un bâillement avalerait le monde.


C'est l'Ennui!- L'oeil chargé d'un pleur involontaire,
Il rêve d'échafauds en fumant son houka.
Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat,
Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère!



Les Fleurs du Mal, Charles Baudelaire