lundi 26 mai 2008
Indiana Jones et le royaume du crane de cristal
26 mai.
Par Laérale à 13:47 Découvertes

La nouvelle aventure d'Indiana Jones débute dans un désert du sud-ouest des Etats-Unis. Nous sommes en 1957, en pleine Guerre Froide. Indy et son copain Mac viennent tout juste d'échapper à une bande d'agents soviétiques à la recherche d'une mystérieuse relique surgie du fond des temps. De retour au Marshall College, le Professeur Jones apprend une très mauvaise nouvelle : ses récentes activités l'ont rendu suspect aux yeux du gouvernement américain. Le doyen Stanforth, qui est aussi un proche ami, se voit contraint de le licencier. A la sortie de la ville, Indiana fait la connaissance d'un jeune motard rebelle, Mutt, qui lui fait une proposition inattendue. En échange de son aide, il le mettra sur la piste du Crâne de Cristal d'Akator, relique mystérieuse qui suscite depuis des siècles autant de fascination que de craintes. Ce serait à coup sûr la plus belle trouvaille de l'histoire de l'archéologie. Indy et Mutt font route vers le Pérou, terre de mystères et de superstitions, où tant d'explorateurs ont trouvé la mort ou sombré dans la folie, à la recherche d'hypothétiques et insaisissables trésors. Mais ils réalisent très vite qu'ils ne sont pas seuls dans leur quête : les agents soviétiques sont eux aussi à la recherche du Crâne de Cristal, car il est dit que celui qui possède le Crâne et en déchiffre les énigmes s'assure du même coup le contrôle absolu de l'univers. Le chef de cette bande est la cruelle et somptueuse Irina Spalko. Indy n'aura jamais d'ennemie plus implacable... Indy et Mutt réuissiront-ils à semer leurs poursuivants, à déjouer les pièges de leurs faux amis et surtout à éviter que le Crâne de Cristal ne tombe entre les mains avides d'Irina et ses sinistres sbires ?
Alors après une semaine de réflexion, je ne sais toujours pas comment commencer cette critique. J’ai beaucoup de mal à cause de mon affection pour tout ce qui est Lucas Production, Spielberg, Starwars et Skywalker Orchestra. Mais je ne peux pas non plus me réduire à une critique complètement positive de ce film.
Donc dans un premier temps, c’est vrai que lorsqu’on dit qu’il y a un moment où il faut s’arrêter quand on fait un truc qui marche, quand une personne célèbre doit « mourir » au milieu de sa carrière, tout ça quoi, il y a du bon. Le 3e opus des aventure d’Indiana, avait assez bien rattrapé la moyennitude (c’est la mode d’inventer des mots, allons-y gaiement) du 2e opus par rapport à la fraîcheur et la sympathie du premier. Même les plus acharné des critiques obscurantistes de Télérama seraient d’accord avec moi. Et là, ça a presque l’air logique, il y a ce tome 4 qui vient tout casser. Tous les plus gros clichés sont abordé sans complexe (ahah) ni retenu. De toute façon, avec le budget qu’ils ont pourquoi se priver du moindre effet spécial, de la moindre poursuite en forêt, de la moindre destruction de sanctuaire et du moindre temple abandonné additionnel. On suit une folle poursuite inabordable avec un semblant de sérieux pendant 2h, avec des méchants qui ne sont plus nazis pour le coup, mais soviétique et toujours autant sans scrupules. Harrisson Ford n’est pas si vieux, mais un peu fatigué quand même. Et je n’étais déjà pas fanatique à la base de Shia McLeboeuf (le petit gars de Transformers entre autre). Du coup, ça fait un peur redite de tout ce qui a déjà été fait sans pousser vers l’original. Mais quand on prend le meilleur de chaque chose, c’est sensé être bon. Là, ce n’étaient peut être pas la peine de mélanger Starwars, Roswell, La Fureur de vivre, Le seigneur des anneaux, E.T. , Stargate, MIB, Raison d’état, Alien le 8e passager et éventuellement un peu d’Indiana Jones. Bon vous avez compris, les extraterrestres dans les conflits en contexte de guerre froide, j’aime très moyennement. J’ai presque l’impression qu’on s’est moqués de moi.
Mais d’un autre coté, je savais pertinemment ce que j’allais voir. Du coup, ça me concerne si je vais voir des films moyens au cinéma. Entre la critique hautaine de Télérama et les quelques commentaires de mes petits camarades cinéphiles, je n’allais pas complètement dans le mur. Puis pour aggraver mon cas, je n’y suis même pas allée toute seule… Bref ! Et du coup, je suis moins déçue qu’il n’y parait. Le film peut être classé dans les sympas quand même en fait. J’aime beaucoup John Hurt en règle général, et ici, il reste un bon acteur dans le rôle d’un archéologue complètement timbré. Même si le rôle de Cate Blanchett ne va pas chercher très loin, il est quand même bien construit, et on savait déjà que c’était une bonne actrice. Donc par là, c’est plutôt pas mal. Puis on le savait déjà que tous les communistes de la Terre étaient vils, méchants, blonds et avec les yeux bleus, donc il n’y a pas de raison de craindre l’exagération, tout va bien. Ah oui, j’oubliais le passage mythique du « Je suis ton père, surprise » qui revient maintenant dans tous les opus Lucas/Spielberg, sinon ça ne fonctionne plus. L’apparition de l’actrice des aventuriers de l’arche perdue est aussi plutôt appréciable. On a aussi des clins d’œil divers à différents films, et à Sean Connery même ! Donc en fait, et malgré tout, je me suis finalement pas mal amusée. J’étais crevée, et je voulais voir un film d’actions abracadabrantesques qui se finit bien. C’est gagné ! Je n’irai pas jusqu’à préconiser l’absorption de quelques bières avant d’aller voir ce film, mais presque. Du coup, allez y en connaissance de cause si vous y tenez. En tout cas, en matière de temples et diverses bibliothèques perdues, vous en aurez pour votre argent. Enjoy !









