Le Cercle Aux FéesLe Cercle Aux Fées

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dimanche 23 novembre 2008

Musée haut musée bas



Un conservateur terrorisé par les plantes vertes, une mère plastifiée pour être exposée, un ballet de Saintes Vierges, des gardiens épuisés par Rodin, un ministre perdu dans une exposition de sexes, une voiture disparue au parking Rembrandt, des provinciaux amoureux des Impressionnistes, touristes galopins galopant d'une salle à l'autre, passager clandestin dans l'art premier, Picasso, Gauguin, Warhol, ils sont tous là dans ce petit monde qui ressemble au grand, dans ce musée pas si imaginaire que ça, valsant la comédie humaine jusqu'au burlesque.

L'adaptation d'une pièce de théâtre et ça se voit ! Un Michel Ribes comme il faut et sans remords (il parait ^^). C'est l'histoire de plusieurs groupes de personnes, dans différents états d'esprits qui se croisent dans un musée extraordinaire où toutes sortes d'œuvres se côtoient. Et du coup, ça permet de faire des situations rigolotes, parfois portées à leur paroxysme, et des critiques ou extrapolations de ce que peut donner l'art moderne... Donc parfois, c'est fin et rigolo, et d'autres fois, c'est un peu long. En fait, c'est bourré de bonnes idées, mais entre la nature théâtrale de l'écriture et d'intention de faire rire, c'est parfois un peu pesant. En coupant un peu certaines parties, ça pourrait être juste génial. Sinon, la pelletée d'acteurs fait vraiment plaisir. Ils sont de partout, et se lâchent dans des rôles qui leur vont bien. Bravo avec un petit bémol finalement.

samedi 22 novembre 2008

L'échange



Los Angeles, 1928. Un matin, Christine dit au revoir à son fils Walter et part au travail. Quand elle rentre à la maison, celui-ci a disparu. Une recherche effrénée s'ensuit et, quelques mois plus tard, un garçon de neuf ans affirmant être Walter lui est restitué. Christine le ramène chez elle mais au fond d'elle, elle sait qu'il n'est pas son fils...

J'aime bien l'expression de Louis Guichard dans Télérama, qui dit que ça a tous les éléments pour faire un bon film, mais que finalement, ça reste un "film malade". Bien vu l'aveugle ! Pourtant l'idée de faire jouer Angelina Joli dans le rôle de la mère éplorée, où elle brille véritablement, n'était pas mauvaises. Mais toujours en suivant l'idée de mon critique préféré, ça reste un film fait par un cow-boy. La réalisation est bien faite, mais comme une brute. Un peu comme le scénario. Prenons tous les malheurs, et les évènements les plus graves et violents de l'Amérique des années 20/30 et faisons une histoire pas drôle... Il y a trop d'élément terribles d'un coup. Ca devient un mélange insupportable d'injustices et de travers de cette société qui arrive dans la crise de 29. Pour reprendre la mise en scène, si Million Dollars Baby était beau et fin (à mon avis qui n'engage que moi finalement), L'Echange, est tourné sans finesse : les méchants sont très méchants, les gentils très gentils, sans nuances, une musique larmoyante d'apocalypse douceureuse dans un décors lourd et déserté. Mais à part ça, ce n'est pas trop mal. Mais n'y allez pas si vous êtes un peu triste !

jeudi 20 novembre 2008

Bouquet Final



Recruté comme directeur commercial Paris d'une entreprise américaine de pompes funèbres, Gabriel part trois mois en stage sur le terrain aux côtés de Gervais Bron, quinze ans de métier. Il parvient à dissimuler son nouveau job à ses parents et à son amoureuse, Claire, qui voient en lui un grand musicien, jusqu'au jour où il vend des obsèques à prix d'or à un vieux monsieur qui n'est autre que le grand-père de Claire...

Des fois, on se retrouve dans un cinéma juste parce qu'il fait nuit et froid, qu'on a loupé pour la 8e fois l'exposition "Picasso et les maîtres" et qu'on a une carte illimitée dans la poche. Et parfois, il y a des bonnes surprises. Je ne dis pas que ce film est génial, mais je ne peux pas non plus en dire du mal. Donc je vais me contenter de dire ce qui m'a plu, le reste, à vous de voir ! Déjà Didier Bourdon est toujours bon, quel que soit le rôle qu'il interprète. Et en croque mort désabusé, parfois joyeux ou vindicatif, simplement triste ou rond comme une queue de pelle. L'humour noir autour de son métier est vraiment bien exploité aussi. - "Des clients au téléphone!" - "Qu'ils crèvent!". Bon, finalement je craque, j'ai eu du mal avec la scène déjà faite pour être pénible du repas familiale avec les parents ex-soixante-huitard dégénérés... Après, à vous de vous faire un avis !

mercredi 19 novembre 2008

The Duchess



Fin du XVIIIe siècle, en Angleterre. Comme Lady Diana, dont elle est l'ancêtre, Georgiana, Duchesse du Devonshire, est une femme belle, charismatique, et adulée par la population. Mariée au richissime Duc, elle est contrainte d'accepter un ménage à trois avec la maîtresse de celui, Bess, qui est aussi sa meilleure amie... Insatisfaite, elle s'engage dans la vie publique en faisant campagne pour le parti libéral et en luttant pour les droits des femmes. C'est ainsi qu'elle s'éprendra du futur premer ministre Charles Grey...

Keira Knightley est vraiment à l'aise dans un film écrit pour elle sur mesure. Dans la suite de Orgueil et préjugés, et de Reviens moi, elle impose un nouveau style de personnage dans les films en costumes. De plus son jeu est de plus en plus développé, et elle n'est plus la jeune rebelle pirate, mais une actrice à part entière. Donc c'est un plaisir de la voir jouer, dans des robes et autres accoutrements qui ont dû ravir ses tailleurs ! Elle passe de l'amoureuse transis à la dame politiquement engagée, en passant par la mariée, contrainte de donner des fils à son mari, de gré ou de force... Ralph Fiennes est une brute immonde dans ce film, et complète la performance de Keira. Le défaut de ce film est qu'à part le jeu de ces deux acteurs, enfin principalement la première celà dit, il manque un petit quelque chose. C'est un peu long, et peu optimiste, ce qui le rend un peu pénible sur la fin. C'est une belle fresque sur un personnage historique et scandaleux à son époque, qui cependant ne fait sortir le sourire aux lèvres...

mercredi 12 novembre 2008

Mensonge d'état



Ancien journaliste blessé pendant la guerre en Irak, Roger Ferris est recruté par la CIA pour traquer un terroriste basé en Jordanie. Afin d'infiltrer son réseau, Ferris devra s'assurer le soutien du très roué vétéran de la CIA Ed Hoffman et du chef des renseignements jordaniens, peut-être trop serviable pour être honnête. Bien que ces deux là soient censés être ses alliés, Ferris s'interroge : jusqu'où peut-il leur faire confiance sans mettre toute son opération - et sa vie - en danger ?

Télérama salue le film comme une belle réussite, à l'image des autres films sur genre : ceux du frère du réalisateur, Tony Scott, et d'autres comme Jason Bourne. Mais c'est justement le "à l'image des autres" qui me fait grincer des dents. Ça en devient long et répétitif. Le duo Crowe/DiCaprio n'est pas mal, mais outre le coup de barre que j'ai eu au milieu du film, j'ai eu beaucoup de mal à entrer dedans. Mais j'ai cependant beaucoup apprécié la fin, lorsque le plan se lance (enfin!) et que les conséquences s'éclairent enfin. Du coup, ce n'est pas mal, mais un peu long à démarrer si on a déjà une idée de ce qu'il va se passer. L'idée d'une double histoire entre le moyen orient et une vie paisible aux états unis n'est pas mal. Mais ça ne fait pas tout quand même :)

mercredi 5 novembre 2008

Quantom of solace



Même s'il lutte pour ne pas faire de sa dernière mission une affaire personnelle, James Bond est décidé à traquer ceux qui ont forcé Vesper à le trahir. En interrogeant Mr White, 007 et M apprennent que l'organisation à laquelle il appartient est bien plus complexe et dangereuse que tout ce qu'ils avaient imaginé...
Bond croise alors la route de la belle et pugnace Camille, qui cherche à se venger elle aussi. Elle le conduit sur la piste de Dominic Greene, un homme d'affaires impitoyable et un des piliers de la mystérieuse organisation. Au cours d'une mission qui l'entraîne en Autriche, en Italie et en Amérique du Sud, Bond découvre que Greene manoeuvre pour prendre le contrôle de l'une des ressources naturelles les plus importantes au monde en utilisant la puissance de l'organisation et en manipulant la CIA et le gouvernement britannique...
Pris dans un labyrinthe de traîtrises et de meurtres, alors qu'il s'approche du vrai responsable de la trahison de Vesper, 007 doit absolument garder de l'avance sur la CIA, les terroristes et même sur M, afin de déjouer le sinistre plan de Greene et stopper l'organisation...

Et oui, et il va encore sauver le monde, mais jamais il ne se reposer ce garçon !! Et il est trop fort... Bon, faisons simple : Casino Royal n'était pas mal, c'est certain, même si James Bond avait une tête d'espion russe. Mais l'intrigue n'était pas mal - rien de surprenant - les autres acteurs, ça allait, un bon moment au final. Donc la suite aurait pu être pas mal. Surtout le méchant est Mathieu Almaric, qui est très bon dans son rôle de maître du monde machiavélique et psychopathe. Mais à part ça, c'est assez mauvais. L'histoire est un mélange d'histoires d'autres James Bond, ce qui faisait l'originalité du premier est complètement perdu : cascades sur cascades, une fois en avion, en voiture, en camion, puis dans un immeuble... Daniel Craig joue un personnage froid et violent qui tue tout ses ennemis sans remords. Au final, il ne reste que de la violence et des effets spéciaux sans intérêts. C'est encore plus frustrant qu'on a perdu ce qui faisait le James Bond original : ici, il souffre d'une histoire d'amour, n'est pas vraiment classe (à part pour ses habits), a des faiblesses...
Alors pourquoi pas après tout ? Mais je n'adhère pô...