Laérale Maindargent Lamyr

Laérale en Malaugryme
Laérale en drow
Laérale dans le plan des Ombres

 

« Vous voulez entendre le récit de ma vie ? Soit. Mais sachez qu'avant de vivre parmi vous, je fus un être d'une cruauté sans pareil, tuant à plaisir. (Mais non, j'ai changé, vous inquiétez pas). Alors commençons par le début:

Je suis née. Où ? Quand ? Pourquoi ? Je ne sais pas.
Mon existence commence dans un endroit de terreur, parmi des créatures les plus sadique, perverses de Toril : Les Malaugryms, et j'étais l'un d'eux.

J'ai vécu dans un endroit assez sordide nommé le plan des ombres. Longtemps, très longtemps. Mais pas assez pour être considérée comme une ancienne de notre groupe d'environ une centaine. Beaucoup étaient plus vieux que moi. Nous étions un groupe de « moyen ». Il y avait les « jeunes », que nous méprisions, bien que nous ayons été comme eux, dans un passé pas si lointain que ça. Il y avait aussi les « vieux », ceux à qui nous devions un respect quasi inexistant, ceux qui nous méprisaient, ceux que nous détestions car ils représentaient ce que nous allions devenir.

Nous étions un groupe, peut être une vingtaine. Mages, prêtre, voleurs et guerriers, nous étions tout à la fois. Quand j'y pense, nous représentions le tout et le rien. Dans ce groupe, j'étais une mage, d'apparence plutôt elfique, toujours en robe. Je ne nommai Ced Haz Naftanaï. Nous nous étions chacun donné notre propre nom puisqu'il nous appartiendrai pour toujours.
Dans le plan, nous avions comme but de nous satisfaire de nous même, par jeux, tortures, exploits...etc. Des fois, nous allions terroriser par pur sadisme les villages de paysans de féérune. Mais comme notre présence commençait à être connue, et les magiciens de plus en plus avides de nous faire la peau, nous avons donc décidé d'arrêter. Par conséquent, il nous restait le plan, le chez nous.

Là a commencé une période plus sombre, mêlée de ténèbres, de mort, de complots.
Nous avions décidé que les « vieux » n'étaient plus aptes à nous diriger. Donc nous étions partis pour leur prouver que nous valions mieux qu'eux et par conséquent, que nous allions les exterminer un par un. Notre plan les amena à se séparer de manière à ce que nous les tuions tous dans des circonstances différentes, pour faire preuve de fantaisie.
Il y avait un enfant de malaug de mon groupe avec qui je m'entendais beaucoup, Andramar, nous avions les mêmes contres d'intérêts, les même avis, les même goûts...etc. Sauf que Andramar avait un goût du risque bien moins prononcé que chez moi. Avec cet ami, nous étions partis récupérer une arme d'argent à la surface. Nous avions sacrifié un autre de notre groupe pour aller la ramasser. Cette arme nous permis de faire des ravages parmi les nôtres. Nous avons tué à volonté et les amateurs de sang (de toutes les couleurs bien sûr) pourront pâlir devant la liste de nos méfaits.
Sauf que peut de temps après, alors je vous étions en plein « apogée » de l'horreur, les « anciens » se liguèrent contre nous. Ils étaient plus puissants, connaissaient plus de magie, de tactiques et autres. Ils étaient moins nombreux mais nous firent aisément comprendre pourquoi ils maîtrisaient le reste de notre « population ».

Un choix nous fut alors imposé : rester et subir les ordres ou partir. La plupart de mes confrères décidèrent de rester. Mais je partis. Je n'aurais pu supporter d'attendre la mort des anciens pour vivre ma vie comme je l'entendais. Un soir, j'ai quitté le plan par un vieux portail que j'avais mis au point avec mon ami. Il devait le détruire après mon passage. Je n'ai jamais su si il l'avais fait ou pas. Je n'avais pas de regrets. C'est un sentiment que je n'ai connu que bien plus tard. J'étais heureuse de partir, de visiter d'autres lieux et notamment, un qui m'avait toujours sombrement attiré : Ombre Terre et ses villes.

J'arrivais donc, seule, dans ces cavernes infestées. Je ne risquais pas grand chose. Mes capacités de transformation et de régénération me permettraient de survivre aussi longtemps que je le désirais (ou presque). Alors commença pour moi, une vie de solitude (qui ne me déplaisait pas totalement en fin de compte). Je chassai, je visitais, je tuais. Je vivais dans l'ombre et n'avais pour but, que la mort de ceux qui la désiraient (avec mon aide bien évidemment).
Mais un jour, je découvris la race des Elfes noirs. Ce sont des êtres fascinants. Je les avais trouvé en chasse, sans doutes après le malheureux que je venais de tuer. Je pris donc son apparence, puis je me laissai emmener chez eux, par curiosité plus qu'autre chose. On me mena donc à Menzoberranzan, la cité de l'horreur pour les êtres du bien et de la surface, le bonheur pour moi.
Une fois ramenée dans cette ville. Les drows m'enfermèrent, attachée, avec une prêtresse (j'appris plus tard qu'elle vénérait Lolth). Cette jeune elfe avait eu pour « mission » de prouver ses capacités à me faire parler. L'être dont j'avais pris le corps avait dû tromper cette elfe et elle devait lui en vouloir beaucoup. Ici, je dévoilai pour la première fois ma véritable identité. Cette jeune drow, se nommait Shi'Nayne. Je m'en souvient car c'est grâce à elle que je pu entrer dans le monde d'ombre terre. Avant j'errais, là je commençai à vivre.

Dans cette salle, je suis restée des heures. Shi'Nayne n'avait pas le choix. Ou elle m'apprenait tout ce que j'avais de besoin de savoir, ou je la torturai jusqu'à ce qu'elle meure puis je la ferai revivre. Les elfes noirs sont des experts dans la torture d'autrui, donc cela pouvait durer un temps fou, ce qui me laissait tout le temps. Donc, elle m'apprit qu'elle venait d'une maison nommé Despana. Elle était la « nouvelle » aînée de la maison car sa sœur venait de mourir. Et si elle ne faisait pas ses preuves, on la remplacerait. J'appris aussi à parler le drow, oral et de signes. Je ne sais pas combien de temps je suis restée avec elle mais à la fin, je savais suffisamment de choses pour remettre en place tout le système politique de cette ville (enfin façon de parler). Mais je ne pouvais laisser quelqu'un savoir ce que j'étais. Donc, je tuai cette prêtresse puis lui donnait l'apparence de ma victime.

En sortant, j'eus droit à toute sorte de question, si je m'étais bien amusée, si il avait parlé, si je me sentais prête...etc. Après leur avoir sondé un peu l'esprit, je leur expliquai ce qu'il voulait entendre, c'est à dire que ce mâle avait offensé la reine araignée et qu'il méritait punition.
Lolth me plaisait bien. Je devins donc une de ses prêtresses. Mon nouveau corps avait presque fini ses études de magie, ce qui me facilitait le travail, je n'avais qu'à apprendre les rudiments du métier de clerc et ma magie ferait le reste.

Plus tard, je fis connaissance de tous les membres de cette maison : il y avait 3 mâles (2 guerriers et 1 mage, que j'appréciais) et 2 autres prêtresses. Puis ma matrone, SiNafay. J'ai eu beaucoup de mal à m'entendre avec cette dernière. Elle me trouvait trop arrogante et je lui faisais peur, car je devais hériter de sa place. Mais elle m'appréciait, car la maison avait besoin de moi pour remonter dans l'échelon de la société de Menzoberranzan. Les guerriers ne me posèrent pas de problèmes particuliers, ils me devaient le respect et je devais les diriger. Le mage, Malavon, me posa cependant un problème. Il vit très rapidement que j'avais un niveau au moins équivalent sinon, plus haut que lui dans le domaine de la magie. Mais je lui fis comprendre que sa vie ne tenait qu'à ce secret, qu'il ne compris jamais d'ailleurs. Les prêtresses me respectaient et ne me comprenaient pas. Elles avaient connu mon personnage et le trouvaient changé, normal. Mais ne dirent rien, sachant que si je pouvait changer si rapidement, prendre l'apparence ou le corps de celle ci, c'est que j'avais un certain pouvoir et donc qu'il valait mieux ne pas me contrarier.

Plus tard, j'appris qu'une autre prêtresse, qui était rester quelques années à l'académie et que j'appréciais, faisait partie de notre maison. Elle se nommai Zaral'Bak et venait de terminer ses études, ce qui la faisait rentrer parmi nous. Je connaissais son existence mais je ne m'étais pas posé de questions dessus par peur de me trahir peut-être. Elle me plu tout de suite. Elle avait un potentiel certain et était pleine d'ambitions. Je la savais voleuse. C'était ce domaine qui lui plaisait mais la fonction de prêtresse lui avait été imposée. Je me liai très vite d'amitié pour cette jeune elfe. Elle était agile et rusée. Elle sentait bien que je n'étais pas totalement ce que je prétendais être.

Petit à petit ma place devint enviée et je dus faire de plus en plus attention à ma personne. Pas que je craignais qu'on me tue mais surtout que je n'ai pas à justifier que je survive à un coup de dague bien placé dans le dos.

Quelques mois plus tard, Matrone SiNafay mourut. Les autres prêtresses trouvèrent bizarre que je ne l'achève pas moi même, comme le firent nos prédécesseurs.
Par conséquent, je vins à la tête de la 13e maison de Menzoberranzan. Ce n'était pas extraordinaire mais c'était tout de même une bonne chose. Mais la pression ambiante me poussait à faire en sorte que la maison soit bien placée. A mon « couronnement », j'appris à connaître Matrone Baenre. C'était une vieille drow, respectée de tout Menzo. Elle me faisait confiance, preuve de sa faiblesse, mais honneur pour moi. Si j'avais survécu ici, c'était grâce à Lolth, elle m'avait acceptée dans ses rangs, me trouvant prometteuse sans doutes et comme fois était la favorite de notre déesse, je doute qu'elle n'ait été pas au courant pour ma race.
Pendant des années, je combinais manipulations, complots, assassinats... etc. Je trouvais que la vie ici avait une notion assez spéciale et je comptais bien je faire respecter ainsi que faire grandir ma maison. La maison, à l'aide de Bergan D'aerthe passa de 13e à 9e.

C'était une assez belle progression et de plus je jouissais de l'aide de la maison fois, ce qui n'était pas à gaspiller... Nous massacrâmes sans pitié, toujours avec l'approbation de la première maison.
Mais une année, survint un événement auquel je ne m'étais pas attendue. Une maison que j'avais négligé jusque là car je la trouvais trop faible par rapport à nos forces, nous porta une attaque direct, rapide et assassine. Durant cette nuit, tout ce que j'avais mis tant de temps à bâtir fut détruit. Cette maison avait utilisé une technique que j'avais mise au point quelques années avant. Elle était simple et efficace. Nous avions attendu que la maison soit réduite au calme de la nuit pour attaquer en un point précis : les nobles et la matrone. Sans ces piliers, la maison ne peut fonctionner et donc la victoire est assurée.

La nuit venue, je dû rester sous forme de cadavre durant des heures pour ne pas attirer l'attention. Je revint sous forme d'un jeune soldat mâle puis je vérifiai que certains de mes protégés soient en sécurité. Malavon avait réussi à fuir. Toutes les prêtresses étaient morte à l'exception de Zaral'Bak, dont j'avais perdu la trace. J'appris plus tard qu'elle était de sortie ce soir et donc qu'elle n'avait pas eu à fuir.

Je vis la ruine des miens au dessus d'eux sous forme d'araignée. Ce qui m'avait le plus déçu, c'était l'aide attendu de l'alliance avec la maison Baenre qui ne vint pas. Peut-être qu'elle avait peur de l'autorité que nous aurions pu prendre si nous avions continué dans ce sens. En effet, j'aurai pu aller jusqu'à prendre la première place de Menzoberranzan dans quelques décénnies à ce rythme là. Peut-être que Lolth désapprouvait ce choix ou alors sa patience avait des limites et elle ne supportait pas qu'un Malaugrym dirige ses enfants.

Comme Matrone Baenre savait pour ma race, elle se mit en quête de me tuer, sur ordre de Lolth je devine. Je fus traquée, chassée, coursée. Ce fut la période la plus désagréable de ma vie. Mais je pris la décision d'intégrer Bergan D'aerthe. Jarlax me cacha pendant un moment. Je ruminai ma vengeance, en vain.

Je mis en place un petit plan afin de quitter définitivement cette ville.
Je pris la place de la première matrone de Menzo, sans la tuer, ce qui fut mon erreur. Comme j'affectionnais particulièrement Zaral, je lui demandai d'intégrer cette maison pour qu'elle y soit en sécurité, voir même peut-être devenir sa matrone plus tard. Mais, comme elle refusa, je l'envoyai vers Jarlax qui pourrait faire quelque chose pour elle, comme lui donner la profession qu'elle affectionnait depuis toujours. Elle s'y mit de bon coeur, et avec l'aide d'un humain, Shalashavska, que j'appréciais beaucoup à l'époque cela soit dit, ils réussirent de beaux coups.
Mais revenons à moi, je voulais humilier Lolth et sa matrone pour l'affront qu'elles m'avaient fait. Je tenais donc la première prêtresse en captivité, chez elle. Et je donnais les ordres. Je fis tout ce que je pus pour mettre le magicien dont je vous avais parlé dans les rangs de mon ennemie, car je savais qu'il ne risquerait rien. Il accepta dans un premier lieu puis la quitta plus tard, préférant abandonner Lolth au profit de Vaerhaum, dans les méandres d'Ombres Terre, mettant en place son propre clan.

Hélas, mon plan ne fonctionna qu'un certain temps, Lolth mis toutes ses prêtresses au courant de ma race et ordonna que je sois sacrifiée à son honneur. La partie de chasse fut passionnante. Mais je dus quitter cette ville pour de bon, laissant toutes ces années derrière moi. Je n'avais pas vraiment de regrets. Ils n'avaient qu'à mourir entres eux, avec leur reine araignée. J'avais appris en magie, et mon niveau me permettrait de vivre.
Je pris donc la décision de chercher cette ville connue sous le nom de Port Crâne, non loin de Montprofond. En ombre terre, elle était célèbre pour ses intrigues et les diverses races qui y vivaient. Surtout je tenais à rencontrer le mage Halaster, que j'admirais.
Arrivant dans cette ville, je fus accueillie plus chaleureusement, je ne cachai pas ma race et je fus acceptée, mais crainte.

La rencontre avec Halaster fut longue et difficile. Il ne recevait pas vraiment et était souvent occupé. Il devait me fuir un peu je pense. Je dus entrer chez lui la nuit, en douce, pendant qu'il dormait pour lui parler en tête à tête.
Je souhaitais de lui qu'il termine ma formation magique, j'avais quelques lacunes et je voulais les combler le plus rapidement possible, pour affirmer ma puissance. Il accepta en échange de ma loyauté envers lui, à condition que je l'aide dans ses recherches et que je lui donne les renseignements dont il avait besoin, si je les connaissais. Le marché me sembla équitable, j'acceptai.

Durant quelques années, cet échange fonctionna bien, je lui expliquai tout ce que je savais sur les malaugryms, mes drows,... et il me permit de terminer ma formation en magie.
Quand je pensai en savoir assez, je le quittai et commençai à mettre en place un réseau d'espionnage autour de moi. Dans mon milieu, ce métier était assez fréquent et il permettait une vie tranquille. Je fus entourée d'assassins, de drows, de créatures foncièrement mauvaises en tout genre durant un bon moment. Je tairais le nom de mes associés, par pure discrétion, ainsi que nos lieux de rencontre, faits ... etc.

Mais il me manquais quelque chose : beaucoup de nos informations venaient de la surfaces et il m'était impossible de les vérifier, chose gênante, car la confiance était généralement une faiblesse ici. Donc, je pris la route vers Eauprofonde, la ville la plus proche et où se situait notre base de renseignements.

Mes premiers pas sur la surface furent difficiles. Je n'avais pas de problèmes à regarder le soleil, certes mais je n'étais pas habitué à cette ambiance calme, confiante. J'avais atterri non loin de la ville, près d'une ferme. Retrouver la cité des splendeurs ne fut pas difficile et y entrer ne fut rien de plus qu'un jeu. Mais j'avais peur. Mes sens étaient en alerte, et je sursautais au moindre bruit, ce qui n'est pas rare dans une fourmilière pareille. Je pris, pour ne pas choquer, l'apparence d'une jeune mage qui terminerai ses études et par conséquents qui aurai un certain pouvoir, ce qui me permettrait d'être respectée.

Après un moment de visite d'un décors totalement inconnu, je me dirigeais vers l'endroit qu'on m'avait confié : une simple auberge. J'arrivais discrètement et je réclamai mon dû. Le propriétaire, reconnaissant le sceau de notre groupe, me laissa l'auberge dans le plus simple échange en m'expliquant les rudiments du métier. Cet humain dut retourner à Montprofond et je gardai d'excellent contact avec lui.

J'ai donc fermé le lieu durant un petit moment afin de le rénover. L'auberge s'appellerait « Les Elfes de Minuit » en hommage à notre association. Au début, le contrat se passa bien, j'allais voir où je voulais en savoir plus et les clients réguliers échangeaient leurs informations sans embrouilles.

Un jour un client un peu plus saoul que les autres s'avança vers moi et me toisa du regard. Je n'aimai pas ça mais je le laissai faire. Après une observation plus ou moins minutieuse, il railla :
-« Hé j'vous ai r'connu ma p'tite dame ! »
Mon sang se glaçait, comment est-ce que cet homme pouvait savoir pour mon identité que j'avais minutieusement cachée à la surface ?
-« Z'êtes la dame Laérale Maindargent d'Eauprofonde !! Chavais pas que z'étiez reconvertie dans ce métier... »
Le pauvre bougre tomba à la renverse après ces quelques mots et mon cœur, si je puis dire, s'arrêta de battre. Plus tard j'expliquai à cet homme que je n'étais pas la dame d'Eauprofonde mais que je portais le même nom et que je lui ressemblais beaucoup. Puis je gardai ce nom qui me plaisait bien. Et qui, il faut bien le dire, était plus simple que Cad Haz Naftanaï, tout de même.
Les affaires continuèrent et petit à petit des créatures des plus étranges vinrent habiter l'auberge de manière régulière sans faire partie d'aucun réseau connu. Parmis eux, vinrent un dragon d'Argent (sous forme humaine je vous rassure), NoxIn, un doppelgänger, Tesclosh (sous forme de prêtre de Séluné), plusieurs nain, Durinn, Glen... Un paladin, Kristobald, rejoint ensuite par un autre paladin , Keorn, qui allait être mon futur mari, un guerrier mage elfique, Vonronwe, un taturyu du nom d'Ypsilor, un annaen, Glorfindel suivie d'une succube, Azrah, puis Magma, et enfin Nibin le dernier nain... etc.

Zaral'Bak, envoyé par Jarlax, fut envoyée ici aussi. Bref, les affaires marchaient bien et la clientèle était contente....
Une soirée marqua cependant ma vie. Nous étions plusieurs du groupe, dont Keorn. Nous discutions, sans grand discours précis, comme de vieux amis, sans rien d'extraordinaire. Puis Keorn, prétextant une fête quelconque, m'offrit une paire de boucles d'oreilles. Rien de bien méchant. Sauf que ledit Keorn, était un paladin de Tyr et que son but était de faire régner la justice, le bien... etc. Tous ces principes inutiles que je méprisais. Et ça il le senti. J'étais mauvaise et même si je faisais des efforts pour le cacher, mon alignement ne restait pas cachée pour ceux qui les découvrent grâce à une magie divine. Et donc, je me fis avoir en beauté, je mis les boucles d'oreilles sans me douter de rien et là commença une nouvelle vie. J'étais maudite. Maudite pour moi, bénie pour les autres. Ces boules d'oreilles faisaient de moi un être bon, charitable, serviable, aux même objectifs que Keorn. J'étais devenue quelqu'un de loyal. Et je refusais le mal, ainsi que tout ce qui avait des liens avec mon ancienne vie.

Commença alors une sorte de rédemption. Je ne pouvais plus accepter les créatures mauvaises qui me fréquentaient et je dû convaincre mon ancien groupe de me lâcher. Après des jours et des jours de discutions, ils acceptèrent de me laisser l'auberge en échange de son dédommagement. J'allais travailler pour quelque chose de concret.
L'auberge devint un lieu convivial où s'installait petit à petit une ambiance de fête tous les soirs.
Un jour, Keorn, qui avait de moi celle qu'il espérait, vint me demander ma main. Étant donné mes opinions, et mes points de vue nouveaux que je lui devais, l'affection que je lui portais et la fraternité qui nous entourait, j'acceptai.

Nous fûmes mariés plus tard par Inloran et NoxIn. A partir de là, nous commençâmes à travailler à deux, ce qui m'allégeait la tâche. Zaral'Bak, quitta Cean en Ombre Terre et rencontra Vonronwe, qui lui pris son cœur en la protégeant de la Liche qui vint nous assaillir. Zaral me raconta qu'elle avait été maudite et que cette liche lui voulait du mal. Nous avons donc protégé notre drow du mieux que l'on pouvait mais elle garda quand même la marque de ces batailles.
Plus tard, plusieurs aventuriers nous rejoignirent : Mesth, assassin aux intention pacifistes, Mikal, mage, Nailo, élu de Myrkul en paix, et Mélissandre, prêtresse d'Heronéus.
Comme j'avais remboursé l'auberge, je me permit d'embaucher une elfe danseuse du nom de Bawalh'Rah, qui augmenta la clientèle, d'ailleurs ;).
Dernièrement, après une promesse de continuer à faire le bien, Keorn m'enleva les boucles d'oreilles. Je garda un alignement bon mais repris mon caractère chaotique.

Ma vie maintenant est consacré à l’étude des psioniques, spécialisée dans la métacréativité, je cherche encore et toujours à me perfectionner dans ce domaine. Ainsi, je mène une vie tranquille, partagée entre la gérance d’une auberge, l’études de nouvelles forme de surnaturel, et, je garde le meilleur pour la fin, je fricote avec certaines personnes de la noblesse qui ne comprennent pas grand-chose mais avec qui je m’amuse beaucoup ^^.

Voilà, vous connaissez maintenant ma vie. Profitez, je ne recommencerai pas.
Si vous avez des questions, ou que ne comprenez pas tel ou telle action, dites le moi. Je suis le plus souvent possible à l'auberge et je peux répondre à vos questions sans problèmes. »


  
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