Note
de Tari Miriel : Je me suis contentée de traduire cette fic, elle ne m’appartient
pas.
Auteur: Estel Kenobi
Les
Elfes sont des créatures patientes de nature. Un Elfe deviendrait rapidement
fou s'il n'était pas pourvu d'une assez grande quantité de cette
vertu particulière. Pourtant même un immortel a un point d'arrêt.
Et Legolas avait justement atteint le sien.
Il souhaita par les
Valar que Le Nain ferme sa bouche toujours en mouvement et lui donne quelques
moments de paix! Gimli se plaignait inlassablement au sujet de tout et de n'importe
quoi. La plupart du temps au sujet du cheval sur lequel il était assis
derrière Legolas. Et au sujet de tous les chevaux en général.
Sa proximité avec Legolas, car il était assis juste derrière
lui, lui assurait seulement que ses avis étaient bougonnés, ou parfois
beuglée, dans les oreilles sensibles de Legolas.
Des moments
tels que celui-ci faisaient vraiment apparaître les différences entre
les deux créatures. Au début précaire de leur rencontre,
l’un préférait enlever la tête de l'autre que de le regarder
une deuxième fois. Pourtant à la surprise de tous, ils ont finis
par devenir avec le temps de très bons amis.
Legolas s'est
trouvé à faire écho en pensée à cette stupéfaction.
Il n'a pas été habitué à une conversation si persistante.
N’importe quelle discussion serait relativement meilleure. La moitié du
temps Gimli ne parut pas s’inquiéter de savoir si l’Elfe l’écoutait
ou non.
Cela commençait à être...hé
bien...Gimli était ennuyeux !
L'Elfe serra les dents.
« S’il ne cesse pas immédiatement de se plaindre pour rien, je vais lui donner une bonne raison de le faire ! »
Legolas
donna un léger coup de pied dans les flancs d’Arod et le cheval gris
accéléra son pas.
Gimli s’effraya du changement.
« Que fait cette créature
infernale ? Faites-la ralentir, Legolas! Legolas!? »
A la
plus grande horreur de Gimli, l’Elfe se contenta de lâcher les rênes
d’Arod et d’étirer les bras à ses cotés, renversant la tête
en arrière.
Les longs cheveux blonds furent fouettés
par le vent dans le visage de Gimli, comme Legolas buvait la lumière du
soleil, faisant exploser le nain de frayeur au milieu de sa tirade.
« Que faites-vous !? Ce n’est, Elfe, pas drôle !!! »
Legolas sourit malicieusement, s’amusement entièrement aux frais du Nain. Se penchant en avant, il chuchota à l’oreille du cheval.
«
Noro lim, Arod ! »
Piquant ses oreilles, Arod jeta sa tête
en l'air et se mis ardemment à galoper. Legolas ferma les yeux, tenant
toujours ses bras étirés. Il maintenait facilement son équilibre,
sentant avec plaisir les muscles de l’animal contre ses jambes, et l'air coulant
au-dessus de lui. Tout ce temps, il ignora délibérément les
protestations de Gimli, qui atteignaient rapidement une tonalité plus paniquée.
Jetant toute sa fierté au vent qui se précipitait sur
lui à une vitesse alarmante, Gimli jeta ses bras autour de la taille
de Legolas et s’y accrocha pour sa chère vie.
«
Vous me le payerez, Elfe ! Notez mes mots ! »
« Si
vous survivez... »
« Ce n’est pas drôle. »
Les yeux toujours fermés, Legolas sourit victorieusement.
