Tu es assise sur la falaise, petite elfe qui pleure. Le vent s’enroule autour de toi. Les mouettes rient, mais tu pleures. Ton frère est mort, ton frère est mort, lui qui était le plus fort des guerriers. Et tu pleures. Il était parti se battre, se battre pour les Hommes, parti offrir sa vie aux enfants du Rohan. Les enfants vivront, mais ton frère est mort. Il est mort sur le rempart, sur la pierre froide. Et les mouettes rient encore, sans se soucier des larmes sur ton visage.
Ton frère était le plus fort des guerriers, ton frère était beau et grand, et sa lame était blanche. Mais l’épée est brisée, et tu pleures encore, tu pleures sans cesse dans le silence du matin. Il n’y a que les vagues qui roulent sur les rochers. Les rochers. La pierre et l’eau. La pluie et le rempart.
Petite sœur. Petite elfe en pleurs dans le silence du matin. De loin, je t’ai vue te lever. Les mouettes ont continué à virevolter, et tu as dansé avec elles. Et tu pleurait en dansant, silhouette maladroite dans le souffle du vent.
De loin, je t’ai vue avancer, je t’ai vue avancer en dansant. Et je t’ai vue tomber.
La roche et la mer. La pierre et la pluie.
Les mouettes rient encore.
