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Contrairement aux jeux de la série
Baldur’s Gate sur PC, Dark Alliance n’est pas un jeu de rôles pur et dur.
En fait, il se range beaucoup plus dans la catégorie jeux de rôles
et d’action (aussi connue sous la catégorie de hack ‘n’ slash) que jeu
de rôles à l’état pur. Donc, si vous avez joué aux
jeux de la série sur PC et que vous vous attendez à un jeu aussi
profond que ces derniers, vous risquez d’être déçu par Dark
Alliance. La majorité du jeu se concentre en l’élimination d’ennemis
de toutes sortes. Ainsi, plutôt que de devoir parler avec des personnages
tout au long de votre quête et progresser dans une histoire profonde et
complexe, vous décimerez des hordes et des hordes d’ennemis en leur fonçant
dessus à l’aide de diverses armes. Bref, plutôt que de se ranger
dans la catégorie des autres jeux de la série parus sur PC, Dark
Alliance ressemble beaucoup plus à un Diablo sur console.
En débutant votre partie, vous serez confronté à
un choix : quel personnage prendrez-vous afin de réussir avec succès
le jeu? Vous aurez le choix entre trois personnages : un archer humain, un guerrier
nain et une sorcière elfe ayant de superbes rondeurs. Les fans des jeux
de Baldur’s Gate sur PC peuvent déjà remarquer que Dark Alliance
offre beaucoup moins de choix dans la sélection des personnages. Ce peut
être décevant à première vue mais bon, cela a l’avantage
qu’on ne se casse pas la tête à savoir quel personnage, parmi une
vingtaine, on doit sélectionner afin de terminer le jeu. Chaque personnage
a ses propres caractéristiques et ses propres habilitées. Par exemple,
si vous choisissez l’humain, il sera beaucoup plus développé en
dextérité qu’en magie et aura des habilitées pour vous permettre
de lancer des flèches avec plus de puissance tandis que si vous choisissez
l’elfe, elle sera beaucoup plus perfectionnée en magie et apprendra des
habilitées qui lui permettront d’utiliser des sorts, contrairement à
l’humain et au nain qui ne peuvent pas apprendre des sorts disponibles seulement
avec l’elfe. Tous les personnages
sont néanmoins dotés d’une jauge de vitalité (qui se remplira
peu à peu si vous n’êtes pas en combat), de magie (elle aussi se
remplira petit à petit si vous n’utilisez pas de magie) et d’expérience.
Ces jauges se trouvent dans le coin supérieur droit de l’écran et
vous devrez constamment y jeter un œil afin de ne pas mourir lorsque vous serez
attaqué par plusieurs ennemis ou bien pour ne pas vous rendre compte trop
tard que vous n’avez plus de magie alors que vous êtes entouré d’ennemis
féroces. Chaque personnage peut également utiliser deux armes :
une arme à au moins une main et un arc. Ainsi, vous n’êtes pas limité
à n’utiliser que l’arc avec l’archer humain ou bien que les armes à
une ou deux mains avec le nain, bien que les compétences se rattachant
à un personnage lui permettent d’utiliser un type d’arme plus efficacement.
Tous les personnages suivent également la même histoire. Donc, vous
ne suivrez pas une route différente si vous choisissez l’elfe plutôt
que le nain. Cela aurait pu être un ajout intéressant au jeu et aurait
grandement aidé à distinguer chaque personnage ainsi qu’à
terminer le jeu avec chacun des personnages qui nous sont offerts. Tout
au long de votre quête, vous rencontrerez des personnages parfois très
sympathiques et parfois assez méfiants. Bien qu’il ne soit pas possible
de discuter avec tous les personnages que vous verrez, il n’en demeure pas moins
que vous pourrez parler avec une bonne dizaine de personnages tous au long de
votre quête. Lorsqu’un personnage aura quelque chose d’important à
vous dire, un gros point d’exclamation apparaîtra au-dessus de sa tête.
Il vous sera alors important de lui parler pour obtenir des informations importantes
pour la suite de votre aventure. Certains personnages réquisitionneront
également votre aide. En effet, certains personnages vous demanderont parfois
de les aider dans une tâche. Il vous sera alors possible d’accepter de les
aider ou bien de refuser en admettant avoir autre chose de plus important à
faire. Cependant, si vous aidez un personnage en difficulté, vous serez
récompensé par des points d’expérience et peut-être
aussi par un objet magique. Donc, avant de refuser d’aider un personnage, pensez-y
bien! La plupart
du temps, vous devrez jouer à un livreur de FedEx lorsqu’un personnage
vous demandera de l’aide puisque la majorité des quêtes secondaires
ne se résument qu’à aller trouver un objet puis le ramener à
la personne qui vous l’a demandé. Une fois un objet demandé par
un personnage acquis, votre personnage vous dira que cet objet est important et
un texte encadré apparaîtra à l’écran pour vous confirmer
les dires de votre personnage, vous signifiant ainsi que vous avez trouvé
un objet destiné à un personnage. Néanmoins, certaines personnes
vous demanderont autre chose que de trouver des objets. Par exemple, il vous arrivera
de faire la rencontre de personnages vous demandant d’aller éliminer un
ou des ennemi(s) ou bien de trouver un de leurs amis. En plus de ces personnages,
vous ferez également la rencontre de gentilles personnes qui, en échange
de pièces de monnaie, vous vendront des armes, armures, potions, etc. qui
vous aideront à décimer vos ennemis et à accomplir votre
quête. Tout au long de votre aventure, vous explorerez
de somptueux niveaux assez diversifiés, allant des catacombes jusqu’aux
cavernes de glace en passant par des marais puants. Dans chaque niveau, vous retrouverez
évidemment de multiples ennemis qui ne voudront que vous planter une épée
ou une flèche dans le corps mais aussi énormément de points
de sauvegarde (utiles pour ceux qui se font tuer sans arrêt), une carte
du niveau où vous vous trouvez accessible en appuyant sur le bouton Start
et des objets qui, en les détruisant, vous donneront de l’argent, des armes,
des armures et autres objets qui pourront vous aider dans votre quête. Ce
sont donc des dizaines et des dizaines de tonneaux, de coffres, de boîtes
et de vases que vous devrez détruire durant votre parcours afin de récolter
des objets. D’ailleurs, il est fortement recommandé de tout détruire
sur votre passage pour récolter un maximum d’objets possibles.
Cependant,
vous devrez faire attention afin de ne pas détruire un baril explosif entre
deux ou trois coups d’épée. Ces barils sont reconnaissables en voyant
le mot Ignite s’afficher à l’écran lorsque vous vous approcherez
d’eux. Si vous faites exploser un baril explosif, ce denier vous explosera dans
la figure et, sous l’effet de l’explosion, vous tomberez, achevant ainsi de façon
tragique votre quête. Je déplore le fait qu’il soit impossible de
faire exploser ces barils à l’aide de flèches. Il aurait été
fort utile de les faire exploser d’une assez bonne distance pour éliminer
des ennemis ou bien simplement pour ne pas se faire sauter soi-même mais
malheureusement, c’est impossible. Vous devrez donc véritablement prendre
gare à ne pas faire exploser un baril explosif à proximité
lorsque vous attaquerez un ennemi. Vous verrez à l’occasion quelques animations
dans les niveaux du jeu telles que des fantômes se promenant dans les catacombes
ou bien des oiseaux voler en pleine nature, ce qui aide à nous immerger
dans l’ambiance parfois très stressante des niveaux du jeu.
Comme
je l’ai mentionné, la majorité de votre temps à jouer à
Dark Alliance, vous le passerez à massacrer des ennemis. Ces derniers comprennent
des rats, des kobolts, des voleurs, des araignées, des trolls, des loups,
des géants de glace, des yetis, des monstres mécaniques et même
des beholders, créatures volantes très repoussantes à un
seul œil. Bien sûr, vous ferez la rencontre de plusieurs autres ennemis
lors de votre aventure mais je ne vous les dirai pas pour ne pas vous gâcher
le plaisir de faire leur rencontre. Occasionnellement, vous croiserez le chemin
de boss qui vous donneront beaucoup plus de fil à retorde que les ennemis
communs du jeu. Ces boss vont du simple chef des voleurs jusqu’à une sphère
maléfique capable de faire lever les morts, en passant par une elfe noire
aux pouvoirs magiques dévastateurs. À chaque fois que vous tuerez
un ennemi, vous accumulerez de précieux points d’expérience qui
vous serviront à augmenter de niveau. Plus vous augmenterez de niveau,
plus vous pourrez dépenser de points vous servant à apprendre des
habilitées (chaque habilitée demandant un nombre précis de
points afin d’être acquise ou bien améliorée). Ce qui est
intéressant dans Dark Alliance, c’est que les ennemis ne meurent pas tous
de la même façon. Par exemple, les kobolts meurent avec beaucoup
de violence en répandant des flaques de sang tandis que les géants
mécaniques se contentent de se stopper pendant quelques secondes puis de
s’écrouler en faisant trembler le sol. C’est extrêmement divertissant
de massacrer des ennemis mais c’est également très amusant de les
voir mourir (quoique c’est un peu morbide aussi mais bon…). Les ennemis du jeu
restent par ailleurs sur le sol au lieu de disparaître. Donc, si vous revenez
sur vos pas à un moment, vous pourrez contempler le carnage que vous avez
fait auparavant, ce qui est sadique mais agréable. Vous verrez également,
lorsque vous aurez tué un ennemi, ses armes et armures se répandre
sur le sol. Certains ennemis laisseront aussi près de leurs cadavres des
objets que vous pourrez ramasser. Et des objets dans Dark Alliance, il y en a! Ces
objets comprennent des armes toutes plus dévastatrices les une que les
autres, des armures et des boucliers qui vous protègeront des assauts de
vos ennemis, des amulettes et des anneaux qui augmenteront certaines de vos caractéristiques,
de l’argent qui vous servira à acheter de nouveaux objets et des potions.
Ces dernières se rangent en trois catégories : les potions de vitalité,
les potions de magie et les potions Recall. Celles-ci, qui sont noires, sont très
utiles puisqu’elles vous ramèneront automatiquement à un point central
sécurité d’un niveau. Par exemple, si vous êtes en mauvaise
posture dans les catacombes du premier acte, vous pourrez utiliser une potion
Recall afin de vous transporter dans l’auberge où vous avez débuté
votre partie afin de emplir votre inventaire de potions et de voir avec le marchand
s’il n’y a pas de meilleures armes ou armures en vente. Une fois prêt à
affronter de nouveau le danger, vous n’aurez qu’à sélectionner l’option
Recall en appuyant sur Start pour revenir à l’endroit où vous avez
utilisé votre potion. Cependant, les objets dans Dark Alliance
sont beaucoup moins décrits que dans les jeux de la série Baldur’s
Gate sur PC. Tout ce que vous verrez, c’est l’objet en tant que tel, son aspect,
son poids (car vous ne pouvez pas transporter une quantité infinie d’objets),
combien il fait de dommages si c’est une arme ou son niveau de protection si c’est
une armure et combien il donne à une caractéristique si c’est un
objet magique. Oubliez donc les longues descriptions présentes pour chaque
objet dans les jeux sur PC, il n’y en a pas. De plus, contrairement à ces
derniers, les armes et les armures ne s’effritent pas avec le temps. Donc, une
fois une arme ou une armure acquise, vous n’aurez jamais à avoir peur qu’elle
se brise ou qu’elle vous lâche en plein combat.
Graphiquement, Dark
Alliance est un beau jeu sur GCN mais qui souffre de quelques problèmes
notables. Les niveaux sont beaux et bien détaillés et vous aurez
bien du plaisir à les regarder, particulièrement dans les cavernes
de glace où les reflets sur la glace sont impressionnants. Les animations
des différents personnages, qu’ils soient amis ou ennemis, sont excellentes
et particulièrement lorsque vous parlerez à un personnage en tête
à tête. Vous remarquerez alors les détails apportés
à chaque personnage ainsi que de superbes animations faciales qui vous
indiqueront comment un personnage se sent alors qu’il récite sa ligne de
texte à l’écran. L’eau est également un effet qu’il faut
noter. Bien qu’elle ne soit pas aussi superbe que celle retrouvée sur les
versions PS2 ou bien Xbox du jeu, il n’en demeure pas moins que l’eau est un effet
remarquable dans le jeu. Lorsque votre personnage se promènera dans l’eau,
vous verrez des ondes sur cette dernière et, lorsqu’il y sautera, vous
verrez de petites gouttelettes revoler dans les airs puis s’écraser sur
la surface. Les cinématiques sont, pour la plupart, en temps réel
et sont donc belles. Néanmoins, les textures du jeu ne sont pas aussi paufinées
que celles des versions Xbox et PS2. De plus, comme la caméra est positionnée
à un niveau assez élevé du sol, vous ne verrez pas d’ennemis
de très proche et donc ne verrez pas d’ennemis regorgeant de détails.
Certains niveaux sont par ailleurs très sombres et, si vous avez le malheur
d’ouvrir les rideaux en plein jour, vous n’y verrez pas grand chose. Mais ce qui
est le plus déplorable, ce sont les nombreux ralentissements du jeu. En
fait, c’est très rare que le jeu soit fluide à 100% tant les ralentissements
sont nombreux, particulièrement lorsque l’on fait pivoter la caméra.
De plus, des ralentissements assez importants sont à noter lorsqu’il y
a trop d’action à l’écran ou bien lorsque trop d’ennemis, même
morts, sont dans une même pièce. Bref, ce n’est pas laid, loin de
là, mais la version GameCube a souffert de sa transition par rapport à
la version PS2. Côté
sonore, c’est très réussi. Les acteurs qui donné leurs voix
aux différents personnages du jeu ont effectué un excellent travail.
Ainsi, on peut réellement sentir l’émotion ressentie par un personnage
seulement par sa voix. Par exemple, quelqu’un de triste vous parlera avec une
voix grave et peu enjoué, tout en lâchant de longs soupirs, tandis
qu’une personne ayant pris un verre de trop vous parlera un peu bêtement
avec plusieurs intonations de voix. La musique des différents niveaux est
excellente mais, malheureusement, peu présente. En effet, la musique a
tendance à couper inexplicablement puis de revenir comme par magie tout
au long du jeu, ce qui est agaçant. Chaque ennemi a par ailleurs son propre
cri et vous entendrez parfaitement une arme, une armure ou bien une potion tomber
sur le sol puisque tous les objets ont un bruit distinctif. Ainsi, une arme qui
tombe ne sonnera pas comme une potion. Vous aurez également l’occasion
d’entendre votre personnage parler quand vous n’aurez plus de magie, quand vous
aurez, comme je l’ai déjà mentionné, trouver un objet important
ou bien lorsque vous aurez asséner un coup critique à un ennemi.
Malheureusement, la voix du personnage principal que vous aurez choisi pour faire
le jeu est pratiquement inaudible et vous ne la remarquerez que très peu
durant votre partie. Au
niveau de la jouabilitée, je dois dire que la prise en main s’effectue
en peu de temps tant les contrôles sont bien adaptés. Le bouton A
sert à attaquer, le bouton B à utiliser un sort que vous avez sélectionné,
le bâton analogique à bouger, le bouton X à prendre des objets,
à actionner des leviers ou bien à ouvrir des portes, le bouton Y
à sauter (bien que cela soit peu utile dans le jeu), le bâton analogue
C à bouger la caméra, le bouton L à rapidement utiliser une
potion de magie, le bouton R à rapidement utiliser une potion de vitalité,
les flèches de la croix à sélectionner un sort et changer
rapidement d’arme et le bouton Z à bloquer. Il ne vous faudra que quelques
minutes pour bien maîtriser les contrôles du jeu et être capable
de bien massacrer vos ennemis. Les menus du jeu sont par ailleurs très
clairs et vous n’aurez ainsi aucun mal à sélectionner une habilitée
lorsque vous augmenterez de niveau, à vous équiper d’une arme ou
d’une armure ou bien à voir quelles quêtes il vous reste à
faire. Cependant, quelques défauts sont à noter. Premièrement,
il est très difficile de bien viser avec l’arc. Ainsi, au tout début,
vous manquerez la plupart du temps vos ennemis avec un arc et vous frustrerez
au point de ne plus vouloir en utiliser un. Ne vous méprenez cependant
pas, il est possible avec de la pratique de bien viser. Un
autre problème est le saut qui ne sert pratiquement à rien. En fait,
mis à part quelques rares casse-tête où vous devrez sauter
pour atteindre quelques coffres, sauter vous sera totalement inutile. Si vous
tentez de sauter pour vous échapper d’un cercle d’ennemis, cela ne marchera
pas et resterez bloqué même si normalement vous auriez dû passer
au-dessus de la tête d’un petit kobolt. Enfin, un autre problème
est la caméra, qui peut être particulièrement fâcheuse
dans le mode coopératif. Bien qu’il soit possible de manier la caméra,
il est impossible de zoomer ou bien de reculer la caméra pour mieux voir
les ennemis qui se tiennent en face de nous. À certains moments, il est
carrément impossible de bouger la caméra pour nous donner une meilleure
vue de l’ensemble de l’environnement où l’on se trouve. Ce problème
se fait particulièrement sentir dans le mode coopératif où
il est difficile de bouger la caméra. En effet, si un personnage se trouve
à une extrémité de l’écran mais que l’autre joueur
veut bouger la caméra, il ne pourra pas. Ceci peut être très
fâcheux et je me souviens de maintes reprises où j’ai ragé
parce que je ne pouvais bouger la caméra lorsque moi et ma copine jouions
ensemble. Bef, des contrôles simples et intuitifs mais qui ne sont pas sans
failles.
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