Journal de bord : Sénégal

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mercredi 27 août 2008

Ile de Gorée et départ...



Le dernier jour, notre projet était de passer l'aprem à l'île de Gorée, puis de traverser Dakar pour emporter quelques denrées : bissap, piment, clopes et je voulais un foulard pour remplacer celui que j'ai perdu chez Youssou. Nous avons donc retrouvé Arona au débnarquadère de l'île de Gorée, où on a pris une "chaloupe" qui est en fait un bateau de traversée, mais bon... Et là, j'ai un peu commencé à criser : toute la jet-set du coin était là, il faisait chaud, les billet valaient 5000Fr pour nous et 50 pour les sénégalais, plus la taxe à l'entrée de l'île et notre départ de ce soir... Bon !!!!!!!! Mais heureusement, nous avons pu picniquer dans un jardin agréable, et nous balader à travers les jolies rues...













Une fois n'est pas coutume, nous avons donc pris une dernière pluie sur la tête, mais nous nous sommes réfugiés dans une école :)



Une fois l'orage un peu passé, nous avons pu aller à la maison des esclaves. Impressionnante reconstitution d'un des lieux d'où partaient les esclaves pour le nouveau continent. Moment pesant qui fait réfléchir, le conservateur nous a arrosé d'un grand discours sur l'histoire de l'escalavage avant de nous laisser méditer dans les petites pièces sombres où étaient entassés les malheureux. Des messages d'espoir marquent aujourd'hui les murs de ce lieu au passé lourd et sombre...

Plus rigolo, nous avons croisé 5 fois le même vendeur de bracelets qui nous en a proposé à chaque fois, j'ai fini par lui en demandé 80, mais comme il n'en avait pas autant, je suis repartie... ;)



En fin d'aprem, le groupe s'est séparé : avec Rémy, nous avons fait le musée d'histoire du Sénégal, et les autres ont fait le tour de l'île, où ils ont vu un singe :) Et c'est autour d'un dernier café touba que nous avons pris le bateau pour retourner sur Dakar...





La soirée, rien de très exceptionnel : nous sommes rentrés chez Arona en passant par un marché de Dakar, où nous nous sommes fait agressé deux fois avec Victor, sans grande conséquence. Puis nous avons bouclés nos valises et mangé un délicieux Thiep Yapp (comme le Thied Dien mais avec de la viande). Dernières réflexions sur le payx autour d'un thé à la menthe, et nous sommes partis à l'Aéroport avec Chef :)... Au revoir difficle, qui ont pris la forme d'adieux, même si j'espère de tout mon coeur pouvoir retourner au Sénégal retrouver tout ceux que j'ai laissé, et surtout revoir Arona, qui a fait de notre stage, un voyage extraordinaire que je n'oublierai jamais... Merci encore Arona pour tout ce que tu as fait pour nous, nous ne te le rendrons jamais assez. Prend soin de toi et de l'école ! Nous gardons tous les guendariens avec nous pour encore un petit moment je crois...

mardi 26 août 2008

Retour à Dakar

Le lendemain matin, nous sommes partis vers 7h pour traverser le delta en pirogue, sous un petit soleil au départ.





Nous avons commencé la traversée au lever du jour, le temps était plutôt agréable et les paysages toujours aussi magnifiques : l'aube dans les mangroves, un petit peu de vent, les forêts un peu plus loin... Nous avons croisé des tas de poissons argentés qui sautaient hors de l'eau à notre passage, puis un groupe de dauphin nous a accompagné, jusqu'à ce que nous voyons de magnifiques arcs en ciel au loin...
Mais c'était sans compter le temps un peu aléatoire du coin : ensuite il a commencé à pleuvoir, sans s'arrêter, jusqu'à notre destination, Djiffer. Nous crevions légèrement de froid, mais, nous avons chanté des chansons pour nous donner chaud au coeur, tout le long de la traversée. Une fois à Djiffer, que nous avons tout d'abord longé en bateau, nous avons pu faire le tour de la pointe et ramasser plein de coquillages énormes, au milieu des pirogues de pécheurs et autre matériel de pêche. Vu que nous avions déjà passé un mois dans un quartier de pêche, nous ne nous sommes pas trop attardé, d'autant plus que la pluie ne s'était pas véritablement arrétée...
Le temps de trouver un taxi, et nous sommes repartis pour Joal Fadiouth, par la piste, completement inondée et probablement impraticable pour nous autres européens... Mais rien n'a arrété le chauffeur, et c'est dans une ambiance de cahots ininterrompus que nous avons passé les 2/3 heures suivantes... Celà dit, nous avons quand meme traversé des paysages magnifique, trempés également, mais sous un soleil qui se remettait à pointer le bout de son nez. Le plus grand baobab du Sénégal, parait-il, également.



Une fois arrivés à Jaol, et un peu séchés sur le bord de mer, nous avons mangé un Thiep Dien dans un tangana, ainsi que des bananes, ce qui a constitué un grand luxe, vu l'état de faim et de fatigue dans lequel nous étions. La visite de l'île de Fadiouth s'est ensuite bien passé malgré les faux-guides un peu agressifs qui tenait à nous accompagner... Nous étions de mauvaise humeur à ce moment là et je crois qu'ils nous ont un peu servi de défouloir...

J'ai mis un moment à comprendre pourquoi est-ce qu'il y avait tellement de cochons dans cette île, mais nous l'avions tous lu dans le guide du routard : Fadiouth est l'un des rares village à majorité catholique. Il y a une mosquée évidement, mais la chriétienneté est bien insallée ici. Il y a notament une église avec un grand coeur rose dessus... Et un cimetière en coquillages très joli. Les gens sont enterrés par des coquillages, parmis les arbres. Des croix ornent leur sépultures et on peut voir leur noms composés : Christian Diouf, Antoine N'Diaye... ^^







Autre fait marrant de ce coin : les magasins. Tous les vendeurs se sont amusés à reprendre les marques françaises :













La fin de cette journée est un peu plus folklo... Nous avons d'abord pris des taxis pour rejoindre la gare routière de Joal, puis une fois là bas, nous avons galéré pour trouver un bus qui nous amenerait jusqu'à Mbour ou Dakar. Alors c'était reparti pour une folle après midi dans un bus bondé, un gamin sur les genoux, des femmes qui crient pour se parler, la chaleur qui était revenue, impossible de dormir... Mais ce n'est pas le mieux... Le truc qui devait être un très joli bus à l'époque, et qu'il est encore assurément, si on ne regarde pas la qualité du moteur, n'a pas tenu la route. Et de temps en temps le moteur est tombé, obligeant les hommes à pousser le truc jusqu'à ce qu'il ne soit plus possible de fonctionner ainsi... Plus de battierie, plus d'essence... Bref, après de nombreuses heures de trajet laborieux, nous avions traversé Mbour, Rufisque, Pikine, et nous arrivions vers Dakar. Nous sommes passé à l'aéroport pour prendre un peu d'argent, et puis re-belote un bus pour retouner à Ngor chez Arona où nous avons diné... Ouf !

Le soir, nous sommes allés à l'espace Thialy pour notre dernière nuit au Sénégal , et au sec !! Un peu galère pour trouver le lieu, les taxis ne connaissaient pas, Arona non plus, qui nous a donc accompagné... Mais une fois là bas quelle bonheur :: Un matelat sec, de quoi étendre notre longe trempé, prendre une douche fraiche... Et une bonne nuit bien méritée... :)

lundi 25 août 2008

Journée pirogue

Ce lundi, suite à la proposition de Youssou, nous sommes partis de bon matin pour une première escursion au village de Sippo : perdu sur une île du delta du Saloum, il s'agit d'un petit village de 70 habitants. J'étais completement aux anges vu que c'est ce que je rêvais de faire depuis un certain temps déjà ! En y allant, nous avons rencontré des femmes avec leur bébé pendant que les autres s'occupait du pic-nic. Avec Anaïs, nous avions limite envie de ramener un de leur bébé en France, mais bon, nous nous sommes finalement retenues !







Nous sommes donc partis en pirogue à travers les mangroves, sous un petit soleil déjà vacillant...



Après un moment passé sur l'eau, à travers les méandres des arbres, sous une première pluie, mais plutôt fine pour un début, nous avons finalement aterri sur un petit morçeau d'île paradisiaque où crabes et oiseaux se disputent la place. Après une petite pause dans une maison pas tout à fait finie, nous avons pu enfin traverser dans tous les sens le petit village (d'irresistibles gaulois... hum hum...) dont on nous avait tant parlé. Le chef de ce village est une femme, malheureusement malade, donc nous n'avons pas pu la saluer.







Sur les 70 habitants du village, la moitié sont des enfants, qui vont dans la petite école qui leur est consacrée, composée d'une case un peu plus grande que la moyenne et une petite cour. Les amas de coquillages entourent le village en attendant d'être vendu vers des endroits plus civilisés comme Toubakouta, pour faire des murs de maisons et autres constructions... Des barbelés entourent le village par endroits, et quand l'habitant qui nous a accompagné nous l'a précisé, avec son accent, nous avons d'abord cru à une nouvelle sorte d'arbre qui poussait par terre :) Des espèces de fruits entre la pomme et la pomme de terre pousaient à profusion, ce qui nous poussé à les goûter, mauvaise idée !! M'enfin !

Suite à cette visite, nous nous sommes enfin posés sur la plage pour profiter du sable et du soleil à temps partiel. Soit il faisait suffisement beau pour qu'on ait peur de brûler, soit il pleuvait tellement que nous nous abritions dans la fameuse maison en construction... Voici Chef et Remy en train de puiser de l'eau au puit d'à coté, sous la pluie évidement...





Après cette première sortie dont nous sommes revenus trempés commes des soupes :



(il pleuvait systématiquement des trombes aux moments où nous rentrions chez Youssou). Nous avons pu nous poser au sec pour une petite sieste méritée :).


Les bestioles là bas... ;)

L'aprem, malgré un ciel de plus en plus douteux, et des pluie tropicales qui tombaient en 30 secondes chrono, nous sommes repartis avec Ansou, le piroguier. Heureusement, nous avions une bâche de 9m² pour nous abriter aux moments les plus trash... Ansou, n'avait rien à nous envier, emballé comme il l'était dans son plastique bleu ! :) D'ailleurs Arona, pas fou, nous a laissé partir sans lui, bien conscient que nous allions mourir de froid (!!)...



Nous sommes donc repartis dans des mangroves plus petites faire des tours, en alternant diverses activités : prendre des photos, écoper, se cacher sous la bâche, se tenir chaud et chanter des chansons débiles pour se remonter le moral... (il faisait vraiment froid, nous allions dans l'eau pour nous réchauffer par moment...). Mais la balade vallait vraiment le coup : nous avons faire un tour de très pret dans les arbres :



Puis nous avons visité l'île aux coquillages, île presque constituée dans son sol par des miliers de coquillages, entassés ici depuis le paléolithique...



Siur cette île pousse une végétation plus impresionnante que la normale : des baobabs millénaires entourent un petit chemin pour que les touristes acharnés dans notre genre puisse dans une balade le long de l'île.



















Je suis un peu amoureuse de lieu. C'était tellement immense ! Nous n'étions que des petits être vivants ridicules à coté de ces arbres extraordinaires par leur âge et leur taille !













Je tiens à préciser que je ne suis même pas tombée dans les espèces d'escalier installés pour "faciliter" (??) le passage dans certains endroits plus périlleux...


Il y avait aussi des dizaines de méduses en dentelles tout autour de l'île :)



Ensuite, malgré le froid et l'humidité, nous avons aussi pu voir une île habitée par des dizaines d'oiseaux dont j'ai oublié le nom, évidement. Il pleuvait trop donc je n'ai pas osé sortir mon apareil, peut être qu'Adrien a pu prendre quelques photos... Je completerai le post, dans ce cas !
Bref, à la fin, nous sommes rentrés le soir pour se coucher tôt, complètement morts après notre longue journée, peu sportive, mais exténuante quand même !!

dimanche 24 août 2008

Kaolack - Toubakouta

Le lendemain, entre ceux qui n'ont pas bien dormi, ceux qui ont eu froid et des moustiques tout le temps, la journée s'annonce bizarre... Je commence en tout cas par prendre des photos des oiseaux dans l'arbre en face de nos chambres. Depuis le début, nous avons vu des oiseaux jaunes, bleus, verts... etc mais je n'ai jamais réussi à les prendre avant qu'ils ne s'en aille.



Après un petit déjeuner rapide, nous traversons l'immense marché de Kaolack (un des plus grand et les plus complets du Sénégal) afin de rejoindre la gare routière. Le bus est de rejoindre Toubakouta, un petit village qui devrait nous permettre de trouver comment aller jusqu'à Missirah pour visiter le parc du delta du Saloum. Deux choix s'offrent alors à nous : prendre un taxi 7 places comme d'hab, ou prendre un bus qui nous déposera sur sa route. Comme je trouvais ça plus marrant, on se retrouve aux premiers rang d'un bus complètement bombé, qui attend de l'être un peu plus avant de partir. Quelques deux heures plus tard, nous partons après avoir repoussé les avances de tous les vendeurs les plus farfelus de la gare (à part les vendeurs de bissap et de noix de coco)...
Nous voilà donc dans un bus où il n'est plus possible de circuler en route vers Toubakouta quand la pluie, que nous n'avions pas tellement croisé jusque là pointe le bout de son nez. Et c'est dans un bus trempé, dont le plafond était perforé de part et d'autres, que nous passons les quelques heures suivantes.





Le chauffeur ne voulant plus nous déposer en cours de route, nous sommes allés jusqu'à Karang, à la frontière gambienne pour prendre un taxi et revenir sur nos pas... Évidement, il pleut toujours quand nous arrivons à Toubakouta, et c'est sous cette pluie torrentielle, en marchant dans la boue que nous rejoignons péniblement Keur Youssou (ça veut dire Chez Youssou), le lieu où nous allons nous poser les prochains jours... Je ne sais pas combien de temps nous avons marché sous la pluie, mais je me rappelle de m'enfoncer dans la boue jusqu'aux mollets, de perdre mes tongs au fond des flaques et de me cacher sous ma serviette de bain pour que la pluie n'abime pas trop mes tresses. Adrien a pris quelques photos de ce moment avec son apareil étanche, je les poste dès que je les ai trouvées !

Le soir, autour d'un délicieux yassa poulet, Youssou nous présente un piroguier qui va nous accompagner à travers les îles du Saloum pour les deux prochains jours.

samedi 23 août 2008

Saint Louis - Kaolack

Enfin, le départ pour Dakar dont on a tant parlé jusque là, et pas si planifié que ça au final...
Départ vers 9 heures de l'hôtel Dior, avec Moussa qui nous fait traverser le coin de pécheurs pour la dernière fois en allant chercher Arona. J'avais oublié que quand Moussa a un problème avec un automobiliste ou autre chose, il crie par la fenêtre jusqu'à ce que le problème soit réglé... Nouvelle crise de fou rire sur la route. Ça s'annonce plutôt bien.
Nous partons donc pour le lac rose - ou le lac Retba - qui se trouve au nord de Dakar, et qui peut être rose selon les conditions météorologiques du moment. Le route n'est pas mauvaise, et malgré l'inconfort chronique dont fait preuve la voiture de Moussa, nous arrivons au lac à une heure décente. Une fois sur place, un guide nous explique que le lac est plus salé que la mer morte et que si l'on reste plus d'un quart d'heure dans l'eau, le sel attaque la peau. Cela dit la concentration en sel est telle que les "pécheurs" (?) de sel le ramasse au fond de l'eau avec des épuisettes. La répartition de la "pêche" se fait ensuite entre celui qui est allé le chercher, le propriétaire de la barque et les femmes qui aident à débarrasser. Chaque tas de sel a un propriétaire, qui se distingue par un symbole, et les voleurs de sont pas courants dans le coin, ce qui permet de travailler tranquillement. Nous ne résistons pas à l'envie d'aller mettre nos pieds dans l'eau absolument brulante du lac, et je confirme que le sel attaque la peau !!











Nous repartons un peu plus tard vers Dakar, de plus en plus impatients d'arriver. Le projet disait de passer chez la femme d'Arona qui habite à N'Gor pour laisser nos affaire, et partir avec nos petits sacs vers Kaolack.


La gare routière de Dakar...


Des camions sur un toit, normal... ;)

Tout se déroule comme prévu : passage chez Arona, après un peu de repos et quelques chawarmas, nous repartons chercher un taxi 7 places pour Kaolack. La route pour rejoindre Dakar est plutôt jolie et nous traversions la presque île du cap vert dans un de ces fameux bus multicolores.
Puis après quelques négociations à la gare routières, c'est reparti pour quelques heures de routes, interrompues par les vendeurs ambulants qui proposent absolument de tout, que ce soit des morceaux de noix de coco ou des têtes d'aspirateur...
Arrivée tard sur Kaolack, nous trouvons à nous dans une auberge catholique, où nous faisons la rencontre d'un groupe de jeunes qui vont vers Saint Louis, en provenance du delta du Saloum, notre destination. Après quelques échanges d'informations et un moment sympathique, nous les quittons pour tenter de trouver de quoi nous sustenter. Nous nous posons donc dans un petit truc dont le propriétaire nous propose des omelettes. Ce qui est marrant c'est qu'il nous a proposé un seul plat, nous précisant que c'était tout ce qu'il avait, et part ensuite faire ses courses. Quelques deux heures après, ,nous mangeons en vitesse retournons dormir, enfin !

vendredi 22 août 2008

Dernière semaine à Saint-Louis

Notre dernier week-end commence un Jeudi. Nous sortons de notre journée de cours, où nous avons finalement fait faire à tout le monde notre belle évaluation Word, sans pour autant la noter - puisque un jour de moins nous force à l'avancer sans pour autant que tous les élèves aient eu le temps de finir tous les exercices. Tant mieux, finalement, pour nous et pour eux. Nous rejoignons tout d'abord Julien chez Aldiana, le bar-restaurant que tient sa famille. Après un peu de discussion, nous partons pour l'Embuscade, un bar où nous attend Régis, le gérant de ce dernier bar. Nous nous éclipsons au bout de quelques minutes pour faire quelques courses, avec Julien et Léonor. Nous devons finalement aller jusqu'à Sor en taxi pour trouver ce que nous cherchons. Au moment d'entrer dans le magasin, coupure générale d'électricité sur toute la ville... Nous achetons au comptoir à la lueur d'une bougie, puis rentrons au bar où les tables se sont, depuis, déplacées à l'extérieur.

Pour ne rien arranger, c'est maintenant la pluie qui pointe le bout de son nez. Et pas une petite averse comme on peut en avoir chez nous, non : des trombes d'eau qui nous trempent jusqu'aux os et nous oblige à rentrer aussi sec. Heureusement que les choses sont bien faites, car l'électricité vient tout juste de revenir. Nous partons finalement en camion pour le Papayer, un club où Alexis doit ce soir-là rejoindre une amie. Nous passons cependant un peu de temps dans le camion pour s'occuper un peu avant d'entrer. Puis la soirée se poursuit à l'intérieur. Rien de plus à ajouter, si ce n'est quelques photos...


Houllà là... Le monsieur dans le siège avant, c'est Julien.


Là, ça fait vraiment photo de skyblog. Mais bon, on ne censure rien ici !

Le lendemain, nous nous réveillons pour partir à Gandiole, un endroit de la langue de Barbarie qui jouit d'un camp de détente et qui de plus est extrêmement beau. Nous monnayons deux taxis pour nous y emmener ce qui nous coûte 8000 CFA l'aller retour pour quatre personnes. L'équivalent de dix ou douze euros. Une fois sur place, nous attendons devant le fleuve que la pirogue du camp-restaurant de l'île nous amène gratuitement jusqu'à ce dernier. En attendant, nous prenons patience...

Une fois là-bas, il est vrai que l'endroit est plutôt paradisiaque. D'un côté, l'océan, de l'autre le fleuve. Paysage devenu habituel à Saint-Louis. Sauf qu'ici, contre le prix d'un repas, d'ailleurs délicieux et servi sous la tente mauritanienne fraîche et agréable, nous pouvons profiter de tous les lieux de détente du camp, canapés, matelas, transat', et tous les accessoires nécessaires pour passer le temps : jeux, planche de surf... Nous y côtoyons un groupe de touristes espagnols qui profite du lieu et qui j'imagine, doit y rester la plupart du temps à siffler des bières et dorer à la plage. Quant à nous, un peu cassés par la soirée précédente, nous nous larvons sur les matelas présents après la petite baignade de rigueur. Ici nichent de superbes oiseaux verts et jaunes qui passent à grande vitesse non loin de notre table.

En quittant le lieu, nous croisons un nouveau groupe, cette fois des français, arborant fièrement lunettes de marques et habits de surf, qui nous disent, l'air désolé : "Ah, vous partez déjà... Pas de chance..." Nous en rions bien puisqu'évidemment, nous ne sommes pas exactement venus à Saint Louis pour passer notre temps à fainéanter dans un paradis tout confort. Ce soir, si je me souviens bien nous sommes vendredi, et c'est en théorie la fête dans la ville. On nous a dit bien des choses concernant cette fête. rafles policières, doublement de la population de la ville, vols, viols, violences... Nous avons dû tomber cependant une mauvaise année puisque nous ne remarquons vraiment rien de spécial. Evidemment la plupart des bars ont prévu un concert, mais à part cela rien de bien folichon.


Anaïs faits sa star à Gandiole

Ah, si : au moment du repas, le voisin, Lamp, dealer notoire et schizophrène assumé, est dehors et crie des choses incohérentes à qui veut l'entendre. Avant de courir après sa sandale. Il a eu sa dose... Titi me parle d'une connaissance, venue au Sénégal pour quelques jours chez Lamp, sur le conseil d'une amie qui connaissait un peu le lieu. Maraboutisme ou pas, ils furent mariés en onze jours, bien que quelques mois après la pauvre femme se confie, une fois divorcée : "je ne sais absolument pas pourquoi j'ai fait ça". Il paraît que bien des affaires se résolvent ainsi au Sénégal, surtout en Casamance, au Sud. De là à démêler le vrai du faux... Toujours est-il que la dame en question était enseignante, tout à fait équilibrée et ne faisait que passer en vacances. Il est un peu gros de la voir se marier, à un drogué déjà marié, en onze jours... D'ailleurs, la plupart des maisons et voitures du pays sont fortement équipés de gri-gris destinés à protéger de ces "envoûtements". Mais passons !

Après le beuglements de ce charmant voisin, nous partons pour la piscine, fermement décidés à se faire un petit plongeon avant de continuer notre soirée. C'est un demi-échec puisque ce soir la piscine est quasiment vide. Personne à l'intérieur ou presque. La vraie soirée, c'est pour le lendemain... Je décide vite de repartir pour la Taverne, un bar-concert qui propose en général une programmation agréable avec des groupes locaux mais variés. Ce jour-là, l'endroit est plein à craquer. Quasiment que des blancs, d'ailleurs, que ce petit plaisir de concert en demi-extérieur séduit beaucoup. Je m'éclipse cependant assez vite, car les places ici sont chères et l'on commence à s'endormir d'inactivité. Je vais directement chez Aldiana, espérant y retrouver Julien.

Bingo, il est ici, réquisitionné pour faire le service pour le repas-concert de ce soir. Pas de chance pour eux par contre, quasiment personne n'occupe les tables. Le groupe prévu à l'origine, annoncé à grand fracas dans toute la ville, n'a d'ailleurs pas pu venir : pas d'argent pour le carburant. Evidemment, ils n'auraient pas pu prévenir à l'avance pour recevoir cet argent et venir... J'y reste suffisamment longtemps pour que les autres débarquent depuis la Taverne. Julien peut finalement se libérer... et la plupart rentrent. Il est, en fait, déjà bien tard; je reste cependant encore un peu, il paraît qu'une fête est donnée au Tennis Club, au Nord, et je n'ai encore jamais visité l'endroit. De fait, l'entrée y est payante. Je préfère contourner le problème et passer... par le muret de derrière. Enfin, vu l'intérêt à l'intérieur, finalement le plus drôle aura été de passer par là. Puis finalement, je rentre, car à mon avis il n'y a plus rien à tirer de la ville à cette heure-ci !

D'autant que le lendemain, il faut se lever relativement tôt : nous avons rendez vous au matin avec Moussa, un chauffeur local émérite, pour partir visiter le lac de Guier. Ce Moussa, qui conduit en manteau d'apparat, cigarette à la bouche ou entre ses doigts qui prolongent des mains brûlées par le soleil sous le pare-brise, a pour habitude de cracher intempestivement par la fenêtre, ou en ouvrant la portière en marche. Dans Saint-Louis, il connaît tout ce qui tient un volant; dans la brousse, il s'y retrouve suffisamment pour éviter de nous perdre tout à fait dans les centaines de pistes non balisées qui partent dans toutes les directions. A travers le pays, couvert de sable à peine en fleurs de la saison des pluies, nous croisons de nombreux villages où les gens vivent de leur âne et charrue rudimentaires, ainsi que de quelques chèvres que l'on fait bouillir sur la place du village pour un grand repas de groupe.


Le marché du village

Nous croisons des vautours, lorsque les charognes sont encore fraîches, et arrivons à un marché de village où l'on peut acheter manioc, bissap et petits beignets frits pour 50 CFA, l'équivalent de 7 centimes d'euro. Nous y croisons d'ailleurs une famille de touristes totalement désorientés, cherchant à manger dans un endroit "convenable". Nous rions bien, tout comme la foule, du ridicule petit chihuahua embijouté de perles et divers colliers qui accompagne le groupe. Nous les aidons tout de même à dégoter un tangana, i.e. un petit restaurant local. Moussa déjeune dans un petit restaurant plus que sponsorisé par Maggi. La société est une star locale avec ses tablettes à bas prix qui donnent le goût de poisson et de viande pour les spécialités locales : ils ont en effet fait des cubes de préparation tchep u dyen et tchep u yapp ! Il mange un maffé (viande à la pâte de cacahuète) pour quelques 600 CFA, soit moins d'un euro.


Moussa, le chauffeur...


Un gros vautour !

Nous finissons par arriver au lac de Guier. L'endroit est finalement d'un piètre intérêt, du moins à l'endroit où nous dépose Moussa. Les rives sont sales et l'on ne voit que très mal le lac à travers la végétation qui le borde. De plus, le lac sert de réservoir d'eau potable pour une bonne partie du pays et est par conséquent environné d'usines de retraitement et de grands tuyaux de pompage. Nous y prenons notre pique-nique et sommes vite entourés par des enfants du village d'à côté, qui nous observent en silence, à moins d'un mètre, préparer et manger nos sandwichs. Nous leur en offrons les restes : une boîte de pinton, un pâté de sardinelles représentant le thon et qui rappelle le corned beef mais avec du poisson, et une fin de mayonnaise; ils dévorent les deux à même la boîte, en se léchant les doigts. Puis nous essayons tout de même de prendre quelques photos de l'endroit. Nous y croisons un varan, un âne mort et quelques libellules seulement.


Notre pique-nique, avec les enfants qui nous regardent comme des aliens au second plan


Charmante compagnie...

Moussa se disait malade et fatigué. Je ne sais pas si c'est pour cela, ou parce que -d'après ses dires- la route de Richard-Toll était mouillée par les dernières pluies et donc impraticable, toujours est-il qu'il n'a pas daigné nous faire un tour du lac pour y dénicher une meilleure berge, ou nous faire prendre la route pour y trouver d'autres surprises. Nous avons donc fait le chemin inverse pour le retour, ce qui est un peu décevant. Au soir, nous faisons cette fois la "véritable" soirée à la piscine. Eskander, le patron du Flamingo, essaie de me faire passer derrière ses platines virtuelles. Manque de chance, aucune chanson ne me disait quoi que ce soit. M'balax, r'n'b, reggaeton, le tout mal agencé et sans informations, sans casque pour préécouter... Comment dire si le MP3 nommé chanson 3 au milieu de l'album mix gestar va bien passer, sans l'écouter, à la 18eme seconde avec la track 18 de compil rnb ? Bref. Je laisse assez vite tomber. Alexis saute sur deux charmantes jeunes filles qui viennent d'arriver, et nous partons tous en vadrouille car, mine de rien, nous n'avons pas grand chose à faire pour nous occuper dans cette piscine. Surtout que il y a des concerts partout en ville.


La piscine

Nous partons directement pour Aldiana, le restaurant de Julien, où se produit cette fois un vrai groupe de jazz-reggae-folk, Pape Dieng. Cette fois le petit restaurant est bondé et Julien ne peut pas se libérer, nous décidons -après un Ricard qu'ils servent comme un jus de fruits avant d'y mettre de l'eau- de partir discuter dans la ville. On se pose quelques heures durant dans une maison abandonnée en bordure du fleuve. Puis nous retournons chercher Julien, qui n'a pas eu le temps de nous rejoindre, et partons dans les rues en chantant tout le répertoire français et anglais dont on peut se souvenir, bras-dessus, bras-dessous. Une certaine Cathy -de Garches, 92, elle y tient- nous suit, et nous raconte sa vie... nous l'écoutons d'une oreille. On se couchera très tard ce soir-là ! Et Titi aura une riche idée pour le petit matin : apercevant un "faux lion" dans les rues environnant l'auberge, elle lui demande de venir à l'intérieur nous réveiller... Je dois dire que j'ai assez sursauté ! Cf. le faux lion, ci-dessous.

Le lendemain, nous ne fîmes rien, excepté un dernier aller au village artisanal où Anaïs et Léonor se sont illustrées en marchandage, pendant que je discutais encore et toujours avec les marchands -sauf que cette fois Julien nous accompagnait, ce qui rendait le moment d'autant plus agréable. Le lendemain nous arriva la chose qui devait être une des plus marquantes de notre séjour... Mais je vous laisse ici sur votre faim ! Pour finir ce billet qui devrait être mon dernier avant notre départ à Dakar, je dirais que Saint-Louis est une ville fantastique, que l'expérience que nous avons vécue ici en matière d'échange et de rencontres est plus que riche et que nous nous souviendrons longtemps de tous les personnages qui nous ont aidés, côtoyés et soutenus ici. A très bientôt, après notre séjour en brousse avec le Chef autour de Dakar, pour un épilogue que j'espère soigné et plein de belles choses.

Cérémonie de départ

Je commence à raconter nos derniers jours, maintenant que nous sommes rentrés en France depuis quelques jours... J'avais envie de rigoler, du coup, j'ai retrouvé la chanson "N'y pense même pas" qu'on avait entendu en boîte, et j'avoue qu'elle me plait toujours autant^^. A écouter ! Bref, passons aux choses sérieuses...

Ce vendredi, c'était le dernier jour de cours à l'école. Et donc les évaluations finales du dernier groupe. Les deux cours se sont donc déroulés de la même manière : évaluation et photos de classe. Les élèves étaient un peu excités, mais c'était sympa au final, de passer un bon moment avec tout le monde.









Entre midi et deux, nous avons fini nos dernières courses-souvenirs, et j'ai trouvé un magnifique gecko en tissu bleu-vert, j'adore ! Julien est venu passer la journée avec nous. Il n'avait toujours pas vraiment dormi depuis les dernières soirées en date si je me souviens, mais il tenait bien la route ^^. Au passage, nous sommes allé chercher un gâteau pour le chef histoire de marquer le coup, pour le dernier repas à l'école !



J'avais trouvé des perles en bois pour accrocher à mes tresses au moment de notre dernier tour dans Guet'N Dar, ce qui nous a bien occupé jusqu'au cours suivant avec Anais, Ju et Victor.



Le soir, le cours avait été avancé pour que nous puissions organiser une petite fête d'adieu avec les élèves. Du coup, personne n'était à l'heure et tous les anciens élèves sont arrivés super tôt, ce qui a plus ou moins libéré les élèves de l'aprem un peu plus tôt. Tout le monde quasiment était en cours en même temps, et nous autres télécommiens n'avions rien de mieux à faire que des tests pour savoir qui était le plus "geek" d'entre nous... A la fin du cours officiel, Arona et Oumar nous ont rejoint pour préparer un peu la salle de classe, et avaient préparé un super gouter pour tout le monde. Évidement, je n'avais à peu près rien vu venir donc j'ai été super émue quand tous les élèves se sont réunis autour des grandes tables et que Oumar a commencé sont discours de remerciement...



Nous avons donc tous été remercié par Arona et Oumar, et nos élèves nous ont offert à tous des pirogues géantes avec nos noms peints dessus. Puis nous avons profité du gouter en échangeant nos adresses e-mails, dans l'espoir de garder quelques contacts ?





Tout le monde était là pour nous remercier, c'était tellement gentil et émouvant, je ne savais pas où me mettre.

Plus tard, nous avons diné pour la dernière fois chez Abdulaye, de la Teranga, chez qui nous sommes tellement allés ce mois d'aout !!



Et retour au camping pour préparer nos sacs afin de partir au plus tôt le lendemain matin.
Adieux déchirants avec Julien un peu plus tôt... Non je rigole, on se reverra à Paris va !
Heureusement, nous avions convaincu Arona (avec l'aide inattendue et involontaire de Titi) de venir avec nous pour les derniers jours à travers le Sénégal, donc rendez vous le lendemain avec notre chef pour un petit trip que j'oublierai pas de sitôt !

jeudi 21 août 2008

Jeudi

Journée sans encombre particulière. J'en profite pour mettre quelques photos du campement... :)









Au départ, il n'était pas question de mettre plus de détail sur la journée de jeudi... Mais maintenant que nous sommes rentrés en France depuis quelques jours, je me permet d'éclaircir un peu... Jeudi, les mecs ont travaillé tout seul à l'école parce que nous avons passé la journée, avec Anaïs, à nous faire faire des tresses. La sœur de Mam, la serveuse du camping, s'est déplacée jusqu'au bout de l'hydrobase pour nous tresser. Nous avions rendez vous à 10h le matin. Elle a commencé par me faire des dizaines de petites tresses, ce qui a bien duré 4 heures et des brouettes, puis elle s'est occupé d'Anais qui a choisi des tresse collées au cranes qui se terminent en queue de cheval tressée elle aussi. A la fin, deux serveuses sont venues en renfort ! Ça a duré 4 heures également, ce qui, en comptant une pause déjeuner, nous a occupé jusqu'à 19 heures, heure à laquelle il est inutile de retourner donner les cours, vu que c'est presque fini ^^.
Donc belle journée au pied des palmiers du bord de mer, à se faire tirer la tête. Mais je suis très contente du résultat !! Rétrospectivement, il m'a fallu 2 jours pour me sentir bien avec tout ça sur la tête ! Au départ, je ne pouvais pas me poser, et encore moins dormir avec ça !! Mais finalement, je m'y fait :) Mon coiffeur m'a dit que je pouvais les garder autant que je voulais, alors c'est parti !! :D



mercredi 20 août 2008

Mercredi

Matinée pêche pour Adrien et JB, qui n'ont pas été malade. Mais c'est normal, il n'y avait pas de vent aussi !! Trop facile :)





Sinon, journée posée, nous déménageons le matin de chez Titi pour le camping de l'hôtel Dior... Que du bonheur ! Nous déjeunons avec Joseph, Arona et Dior, sur le sable du camping au bord de l'eau, le fleuve d'un coté, la mer de l'autre.
Petite surprise en soirée, quand il se met à pleuvoir des trombes, 2e pluie du séjour, et que nous avons laissé nos affaire sous une tente mauritanienne du camping. Rien de grave, nous avons pu mettre tout à l'abri une fois rentrés...

mardi 19 août 2008

Retour de pêche...

Ce matin, Anaïs et Remy sont allés pêcher. D'après leurs mines réjouies, les trois heures passées en mer se sont largement mieux passées que pour moi. Et vu que je commence à savoir définitivement que je ne suis pas faite pour enseigner, je suis allée les accueillir et les prendre en photo avec le résultat de leur travail :









Petit bout de sieste bien mérité ! (en robe-boubou sur mesure faite chez le tailleur, n'est-ce pas)

Le mot d'Anaïs: avec notre performance nous n'égalons pas la performance d'Ugo (mais qu'est-ce qu'il a bien pu faire pour que les pecheurs l'admirent comme ça???), mais nous nous plaçons tout de même tous les deux devant jules en 2eme position. Nananèèère!!! Reste JB et Adrien qui y vont demain pour nous détroner...

lundi 18 août 2008

Retour à la réalité

Ce matin, j'avais oublié qu'on était en stage... Réveil bien avant l'horaire prévu, comme d'habitude, pour profiter un moment du petit déjeuner en terrasse. Puis le cours du matin, avec quelques élèves, tout se passe bien. Nous commençons Excel avec la deuxième session. La première fois, nous avions un peu craqué sur les cours, mais ça tout s'est bien passé. Sauf qu'évidement, les garçons ont un peu craqué, à force de répéter les même choses :







Repas posé à téranga, où le gérant, que nous connaissons bien maintenant, nous offre des bananes en plus du thé. Nous avons changé nos billets pour repartir de Dakar, maintenant, c'est officiel. Ce soir, le cours est plutôt déserté : 3 élèves, pour 3 profs. Bon, ce n'est pas grave, ça me permet de rattraper le retard pour le blog.
Arona nous gâte tous les jours : depuis qu'on a gouté les beignets et le café touba dans la rue, et qu'on sait qu'on adore ça, on a tous les jours le droit à notre gouter pendant le cours du soir :). Mortel !

dimanche 17 août 2008

Week End :)

Le projet d'origine était de partir la journée, ou le week end, dans la brousse, en remontant le long du lac de Guier, jusqu'à Richard Toll et suivre le fleuve sénégal pour rentrer sur Saint Louis. Sauf que cette semaine, nous avons eu droit à notre première pluie du séjour, rendant les pistes impraticables, quand il y a une piste... Du coup, la moitié de la balade s'est annulée, et nous n'avons pas pu aller jusqu'à Richard Toll, et encore moins longer le fleuve, ce qui était mon idée de départ.

Celà dit, rien de vraiment grave : nous avons quand même passé la journée dans la brousse, à traverser des villages peulh et essayer de voir des oiseaux. Il y avait une race d'oiseau bleu absolument magnifique, mais impossible à photographier.







La première étape était au village de keur Mouma Sarr, où un marché hebdomadaire se réunit la samedi. On y vend toutes les productions des paysans, on y échange des chèvres, des divers objets tels que des lampes torches ou des piles. Nous étions en territoire peulh, qui est une autre ethnie du Sénégal. Les garçons crevaient de faim, ce qui nous a permis de gouter du magnoc, des beignets, du bissap et autres casse-dalle :)



Un petit tour dans le marché nous a permis de consolider nos insolations chroniques, mais ça valait le coup d'oeil. Je n'ose toujours pas prendre des photos très franchement, mais avec des feintes, j'ai réussi à prendre deux ou trois trucs quand même !







Une fois que nous nous sommes tous retrouvé malgré le bazar, nous avons pu repartir pour le lac de Guier. Alors je m'attendais plutôt à un truc sympa, genre oasis avec des palmiers, et en fait, aucun rapport. Nous avons pic-niqué pas loin de l'eau certes (pas trop quand même), mais croupie et sale. En fait, c'est là que la société des eaux puise ses réserves pour faire la distribution au Sénégal. Évidement, je n'ai pas pu m'empêcher d'escalader la barrière pour aller voir au bout de la berge comment le lac était grand... Aucun intérêt véritable au final. Seuls trucs à noter : les enfants qui nous regardaient manger avidement à qui nous avons léger la fin de notre repas, ce qui met toujours à l'aise... Et les jolies libellules qui nous volaient après par dizaines.









Retour à Saint Louis en fin d'après midi, un samedi, ce qui laissait plus qu'envisager une soirée en couleur dans nos différents lieux préférés. Victor se chargera de la raconter, j'en suis sûre. Je mets juste une photo tellement mortelle et représentative du stage... ^^



Le lendemain, alors que nous nous étions couché vers 7h du matin, Titi et Ismaela sont allé chercher un faux-lion, qui se promenait dans la rue d'à coté, pour nous réveiller, et se venger un petit peu du bruit qu'on avait la veille.



Réveil surprenant pour les eux, sans réaction pour les autres. De mon coté, j'ai cru que j'avais rêvé jusqu'à ce qu'Anaïs me rafraichisse la mémoire.
Après midi au village artisanal, où nous avons enfin négocié de beaux bijoux. J'ai cru que j'allais taper le vendeur tellement il changeait d'avis toutes les deux minutes, mais après avoir crié tout ce que j'avais sur le coeur, la fatigue n'aidant pas, il s'est montré bien plus coopératif. Du coup, je suis très contente de ce que j'ai trouvé en tout cas. Petit tour chez un cordonnier qui faisait de belles choses ensuite, et visite du marabout préféré d'Anaïs qui lui avait préparé un cadeau : un masque de la reine Soniké.



En rentrant, le tailleur était passé pour déposer nos boubous. Je prendrais vite des photos, promis. Du coup, maintenant, je suis habillée en sénégalaise des pieds à la tête en passant par le sac à main !

vendredi 15 août 2008

15 Août

Il parait que le 15 aout, la moitié du Sénégal se retrouve sur la plage de Saint Louis pour faire la fête. Ça dégénère souvent et du coup, les autorités ont décidé de tout stopper vers 17h.
Après notre soirée bien arrosée et agitée de jeudi soir (première pluie du séjour, ça ne rigole pas ici - couplée avec une panne d'éléctricté dans presque toute la ville), nous avons donc opté pour une petite journée plage tranquille sans prise de tête ou de question de maillot de bain mettable en public ou pas. Sur un conseil de Titi, nous sommes allés sur une plage déserte sur la langue de Barbarie, en face de Gandiol. Aller retour en taxi, et pirogue pour rejoindre le lieu, visité par la petite population de toubabs locaux.



Au programme : plage, repos, plage, et dodo sous un palmier :). Pas tellement de coquillages sur cette plage, de toute façon, avec les sacs plein que je me trimballe, pas tellement besoin! Grand soleil en bonus et le lieu proposait pas mal de confort dans l'optique journée vacances.



Le repas s'est déroulé sous des tentes mauritaniennes autour d'un tajine et d'une salade de mangues.





Joli cadre, des oiseaux jaunes à tête noir (ou bleu?) nous tournait autour, que ce soit pendant le repas ou après dans les transat. Mais impossible d'en attraper un en photo malgré de nombreux essais.

Le soir, nous sommes rentrés assez tôt pour faire un tour et voir la ville le fameux soir du 15 Aout. De la terrasse de chez Titi, on voyait et on entendait surtout des fêtes dans toute la ville, des attroupements dans tous les coins, puis, un moment, Lamp, notre voisin un peu allumé (dans tous les sens du terme), s'est mit à crier des "ouais!!" sans particulièrement de raison. Alex nous avait dit qu'il y avait un concert au Flamingo, bar-piscine où l'ont peut se baigner si on se tient à peu près bien, c'est pourquoi nous nous y sommes rendu. Mais ce le concert avait lieu le lendemain, et après une baignade rapide, nous sommes partis à la taverne pour un concert d'electro sénégalaise, plutôt sympathique, même si j'accusais un peu la soirée de la veuille. A la fin de la représentation, nous sommes partis rejoindre Julien à l'Aldiana, puis rentrés se poser autour d'un verre non loin de la maison. Finalement, l'ambiance n'était pas trop folle, il y avait du monde un peu de partout mais sans que ça présente un intérêt particulier. Nous avons surement loupé des trucs en allant à la plage, mais comme il parait que c'est plus le bazar qu'autre chose, ce n'ets pas trop grave !

jeudi 14 août 2008

Chez Aldiana


Vue du Faidherbe depuis la pirogue

Aujourd'hui, nous sommes allés nous balader avec Arona. Sous un soleil de plomb, nous sommes censés faire le tour de l'île... encore. Bref, ce que nous n'avions pas prévu est que, à peine arrivés aux quais de Guet N'Dar, notre chef nous fait monter dans une pirogue de pêcheur et nous partons sur le fleuve. Surprise ! Nous faisons le tour de l'île, c'est plutôt fantastique et la vue au ras de l'eau sur la ville surpasse tout ce que nous pouvons voir depuis la berge. Nous contournons la ville en suivant les deux bras du fleuve.

Cet Arona, toujours aussi attentionné. Non content de nous emmener en pirogue, cela fait maintenant plusieurs jours qu'il est aux petits soins. Cafés Touba, inventés à la ville sainte du même nom -une sorte de café aux épices qui rappelle le thé- petites pâtisseries Guet N'Dariennes faites de pâte sucrée frite, il a même poussé le vice jusqu'à m'offrir, ainsi qu'à Adrien, un haut de boubou, du moins est-ce là le nom le plus approprié que je puisse trouver. Peut-être parce que j'offre au compte-gouttes des affaires, surplus du magasin de vêtements d'un membre de la famille, aux personnes démunies du quartier.


Moi en boubou !

Que s'est-il passé ces derniers jours... Rassemblons nos souvenirs. Nous avons un nouveau groupe à former. Ils sont en fait, moins nombreux que le premier groupe, que ce soit parmi les adultes ou les élèves, mais bien plus doués en moyenne. Heureusement que la fête du 15 Août, jour férié, nous aidera plus tard en leur supprimant une journée de cours, sans laquelle nous aurions été bien en peine de leur trouver de nouveaux sujets d'exercice. On ne va tout de même pas leur apprendre à programmer ! Ils avancent d'autant plus vite que les cours sont désormais plus soignés, prêts et que nous sommes prévenus à l'avance des écueils qu'ils pourraient rencontrer. Que sauter une ligne se fait non pas à la souris mais en pressant la touche entrée par exemple.


Arona, le "chef" !


Titi, puisqu'il faut bien au moins la montrer !

Hormis cela, il s'agit d'organiser notre long week-end. Heureusement que Léonor reste une intermédiaire précieuse pour trouver à occuper notre temps libre ! Mais je reparlerai un peu plus tard de nos petits voyages. Cette semaine donc, nous avons commencé par remplir nos soirées avec le jeu de rôle Shadowrun, avec plus ou moins de succès. L'avantage, c'est que pour l'occasion un ami d'Alexis nous accompagnait : Julien, qui faisait le service au Flamingo l'autre jour. Débordant d'énergie, et très connu et connaisseur de la ville, il allait devenir un compagnon d'importance pour les nuits à venir.


Chez Titi, depuis le premier étage.

D'ailleurs, après une de ces séances de jeu de rôles nous sommes sortis dans divers petits bars, juste pour discuter et prendre une bière. Nous est alors tombé dessus à la sortie un Gambien, parlant alternativement français et anglais, qui voulait absolument parler avec nous et nous proposait par la même occasion de l'héroïne, du crack et bien d'autres choses pas très musulmanes... A trois mètres du poste de police. Autant dire qu'il était sur une planète différente de la nôtre à ce moment-là. Après s'être fait un peu injurier par les plantons du poste, il nous a suivi jusqu'à ce que nous décidions de le semer tout à fait.


Léonor à la pêche

Le lendemain, Léonor est partie à la pêche, presque sans encombres. Quant à moi, je ne sais toujours pas quel jour je déciderai de sortir en mer... Finalement, plus le temps passe et moins cela m'intéresse. Bref, après ce billet peu fructueux en nouvelles, je vous laisse et en entame un autre sur-le-champ, qui je vous le promets sera plus fourni !

Tour de l'île en pirogue !

En arrivant à Guet N'Dar ce matin...



Rien de spécial aujourd'hui à préciser sur les cours.

Entre midi et deux, Arona nous a emmené faire un tour de l'île Saint Louis en pirogue, il faisait beau, et j'en ai profité pour prendre quelques photos.



Je suis completement amoureuse de ces pirogues... :)





Il y en a qui appellent ça "un pont" ^^.













Le nord de l'île Saint Louis.



Le pont Faidherbe, le plus léger du monde parce qu'il est fait d'herbe... (blague locale).



Retour à Guet N'Dar.